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Édition du vendredi 2 octobre 2026 • 47 publications cette semaine

À ne pas manquer cette semaine

Du 25 septembre au 2 octobre 2026

À la une

Le fil de la semaine

Actualité
Paie
IJSS AT/MP : Abaissement du plafond au 1er novembre 2026

Le plafond du salaire journalier servant au calcul des IJSS AT/MP sera fortement réduit pour les sinistres survenus à compter du 1er novembre 2026. En cas de maintien de salaire, cette baisse pourra alourdir le complément à la charge de l’employeur.

Jurisprudence
Paie
Contrôle URSSAF : un lien direct vers la Charte du cotisant n’est pas obligatoire

Dans un arrêt du 24 septembre 2026, la Cour de cassation précise que l’avis de contrôle URSSAF n’a pas à comporter un lien direct vers la Charte du cotisant contrôlé. Il doit mentionner son existence, l’adresse électronique où elle est consultable et la possibilité de la recevoir sur demande. L’absence de lien direct ne suffit donc pas à obtenir l’annulation d’un redressement.

Brève
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Droit du travail
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Droit du travail
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Droit du travail
Actualité
Paie
Assiette plafonnée vieillesse en DSN : Quelles sont les anomalies à corriger ?

Une incohérence entre l’assiette plafonnée vieillesse et les données servant au calcul du plafond peut générer une anomalie en DSN. L’Urssaf demande aux employeurs de corriger les données 2026 concernées pour sécuriser les droits à la retraite des salariés. À défaut, une DSN de substitution pourra être émise en juin 2027.

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Droit du travail
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Droit du travail

Les dernières décisions de jurisprudence

Paie
Contrôle URSSAF

Contrôle URSSAF : un lien direct vers la Charte du cotisant n’est pas obligatoire

Dans un arrêt du 24 septembre 2026, la Cour de cassation précise que l’avis de contrôle URSSAF n’a pas à comporter un lien direct vers la Charte du cotisant contrôlé. Il doit mentionner son existence, l’adresse électronique où elle est consultable et la possibilité de la recevoir sur demande. L’absence de lien direct ne suffit donc pas à obtenir l’annulation d’un redressement.

Rupture conventionnelle

Rupture conventionnelle : l’accord d’entreprise peut fixer le montant minimum de l’indemnité

Dans un arrêt du 1er juillet 2026, la Cour de cassation précise que l’indemnité minimale de rupture conventionnelle peut être calculée selon l’accord d’entreprise, même si la convention collective prévoit aussi une indemnité de licenciement. Pour établir le montant à verser, le gestionnaire de paie doit donc vérifier les deux textes applicables et déterminer lequel prévaut.

Ces 4 dernières semaines

Du 4 septembre au 25 septembre 2026

Les sujets qui ont compté

Droit du travail

Enregistrement de l’entretien préalable : ce qu’il faut maîtriser

Trop d’employeurs sont encore surpris, voire déstabilisés, par un salarié qui sort son téléphone et enregistre l’entretien préalable. La jurisprudence a pourtant évolué, et il est temps d’intégrer ces nouvelles règles dans vos pratiques.

RH

IA en entreprise : attention, terrain juridique sensible !

L’intelligence artificielle n’est plus un gadget : elle s’invite dans le recrutement, la gestion RH, la sécurité informatique, la production, le pilotage stratégique… Mais son déploiement n’est jamais neutre juridiquement. Il engage la responsabilité de l’employeur, impose une procédure, une transparence et une concertation obligatoire.

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Un retrait de permis de conduire n’est pas obligatoirement une faute professionnelle
Jurisprudence
Licenciement

En 2006, la Cour de cassation a confirmé que le retrait du permis de conduire, survenu dans la vie privée d’un ouvrier nettoyeur, ne justifie pas à lui seul un licenciement pour faute grave. Les juges soulignent que, sauf si la conduite du véhicule est une obligation contractuelle, une infraction privée ne peut être invoquée comme cause de licenciement, rappelant ainsi aux employeurs la nécessité de vérifier le lien direct avec le poste.

Un licenciement économique pour améliorer la rentabilité n’est pas justifié
Jurisprudence
Licenciement

Dans une affaire où un analyste financier, promu directeur adjoint, a refusé une modification de sa rémunération variable, la Cour de cassation a jugé le licenciement économique injustifié, rappelant que la sauvegarde de la compétitivité ne peut masquer un simple objectif de rentabilité. Cette décision précise les limites à invoquer la réorganisation comme motif économique et impose aux employeurs de justifier concrètement la nécessité de suppression de postes.

Un CDD pour « surcroît » n’est pas un CDD conforme
Jurisprudence
Contrat de travail
CDD

Cette affaire illustre la requalification d’un CDD signé sous le motif vague « surcroît » en CDI, suite à la décision de la Cour de cassation du 22 mars 2011. Elle rappelle que le contrat doit préciser clairement l’accroissement temporaire d’activité, sous peine d’annuler la forme du CDD et d’impacter les procédures disciplinaires ultérieures.

Temps partiel requalifié en temps plein par manque d’informations sur la durée du travail
Jurisprudence
Les heures complémentaires
Temps partiel

Après plusieurs CDD en tant que formatrice, la salariée a saisi le conseil de prud’hommes pour faire reconnaître que son contrat, dépourvu de toute indication sur la durée et la répartition de l’horaire, correspondait en réalité à un temps plein. La Cour de cassation a confirmé la requalification, en se fondant sur le relevé horaire qui révèle des variations mensuelles de 13,5 à 163,5 heures et sur l’interdiction d’exercer une activité concurrente.

Surveillance d’enfants n’est pas une astreinte
Jurisprudence
Temps travail effectif
Astreinte

Dans un centre d’accueil de 72 lits, dix éducateurs spécialisés assurent une permanence nocturne de 22 h à 7 h 30. La Cour de cassation a jugé que, même logés sur place, ces périodes de surveillance constituent du temps de travail effectif, excluant toute qualification d’astreinte, ce qui oblige les employeurs à rémunérer intégralement les heures de garde nocturne et rappelle les critères pour distinguer astreinte et travail effectif.

Signer un reçu pour solde de tout compte ne signifie pas renoncer à contester
Jurisprudence
Indemnité de licenciement
Rupture conventionnelle

Un salarié licencié pour faute grave a signé le reçu de solde de tout compte, mais la Cour de cassation du 2 février 2011 rappelle que cette signature ne prive pas le salarié de contester la légitimité du licenciement. Cette précision impacte la rédaction des reçus et les stratégies de défense des employeurs comme des salariés.

Sanctionner un salarié d’un avertissement peut rendre obligatoire un entretien préalable
Jurisprudence
Licenciement

Dans un arrêt récent, la Cour de cassation a confirmé que, lorsqu’un règlement intérieur prévoit que les avertissements peuvent peser sur le maintien du salarié, l’employeur doit organiser un entretien préalable avant de les notifier. Cette précision impose aux services RH de revoir leurs procédures d’avertissement afin d’éviter tout risque de contentieux en cas de licenciement ultérieur.

Rupture période d’essai pour manque de neige
Jurisprudence
Période d’essai
Contrats saisonniers

Une serveuse embauchée en CDD saisonnier du 1er janvier au 31 mars a vu sa période d’essai de 10 jours interrompue le 8 janvier, l’employeur invoquant l’absence de neige. La Cour de cassation a jugé cette rupture abusive, car elle ne reposait sur aucune appréciation de la qualité du travail, ouvrant la voie à la requalification du contrat et à des indemnités.

Rupture CDD pour mails injurieux
Jurisprudence
CDD

Un salarié en CDD, refusé d’acompte, envoie depuis sa messagerie professionnelle un courriel injurieux à sa compagne, en copie d’un collègue. La Cour de cassation retient que, envoyé pendant le temps et sur le lieu de travail, le message n’est pas privé et justifie une rupture pour faute grave. Cette décision rappelle aux employeurs que les communications internes peuvent être prises en compte dans une procédure disciplinaire.

Rétrogradation sans accord du salarié
Jurisprudence
Sanctions

Le 16 novembre 2005, l’employeur a notifié à une cadre une rétrogradation effective au 1er décembre 2005, accompagnée d’une baisse de rémunération, sans son accord. La Cour de cassation a confirmé que toute modification du contrat doit être précédée d’une offre d’acceptation ou de refus, sous peine de rupture judiciaire du contrat.

Rétrogradation refusée et délai pour nouvelle sanction
Jurisprudence
Licenciement
Sanctions

Après que l’entreprise a notifié une rétrogradation à une responsable des cures thermales, la salariée a refusé à deux reprises la modification de son contrat. La Cour de cassation précise que le délai de deux mois pour prononcer une sanction disciplinaire ne commence qu’à partir du refus, obligeant l’employeur à respecter ce calendrier avant tout licenciement.

Résiliation judiciaire demandée par un délégué syndical pour manquements de l’employeur
Jurisprudence
Rupture contrat de travail

Le salarié, chef d’agence et délégué syndical, a obtenu la résiliation judiciaire de son contrat après que l’employeur a maintenu une mise à pied conservatoire non rémunérée et a tenté de le muter malgré son statut protégé. Cette décision rappelle que le non‑paiement et les mutations imposées constituent des manquements graves susceptibles d’entraîner la rupture judiciaire du contrat.

Requalification en contrat CDI des contrats précaires proposés par les associations intermédiaires
Jurisprudence
Contrat de travail
Licenciement

Après plusieurs années d’emploi continu chez Angers Habitat via deux associations intermédiaires et une société d’intérim, le salarié a obtenu la requalification de ses contrats précaires en CDI. La Cour de cassation rappelle que la nature de l’emploi – durable et liée à l’activité normale de l’entreprise – prime sur la forme du contrat, exposant les employeurs à un risque juridique lorsqu’ils externalisent des postes permanents.

Report entretien préalable au licenciement demandé par le salarié
Jurisprudence
Licenciement

Cette décision de la Cour de cassation précise que, lorsqu’un salarié demande le report d’un entretien préalable à un licenciement, le délai légal de cinq jours ouvrables recommence à courir à partir de la remise de la nouvelle convocation. L’employeur doit donc recalculer ce délai, contrairement aux cas où le report est initié par l’entreprise, qui implique le respect du délai initial.

Propositions de reclassement en cas d’inaptitude : seuls des postes durablement vacants doivent être proposés.
Jurisprudence
Licenciement
Inaptitude

Après deux accidents du travail, un contrôleur qualité a été déclaré inapte partiellement et licencié pour impossibilité de reclassement. La Cour de cassation rappelle que l’employeur ne peut proposer que des postes réellement vacants de façon durable, excluant les remplacements temporaires d’intérimaires, validant ainsi la cause réelle et sérieuse du licenciement.

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