L'actualité en Social, Paie et RH

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Édition du mercredi 30 septembre 2026 • 49 publications cette semaine

À ne pas manquer cette semaine

Du 23 septembre au 30 septembre 2026

À la une

Le fil de la semaine

Actualité
Paie
Assiette plafonnée vieillesse en DSN : Quelles sont les anomalies à corriger ?

Une incohérence entre l’assiette plafonnée vieillesse et les données servant au calcul du plafond peut générer une anomalie en DSN. L’Urssaf demande aux employeurs de corriger les données 2026 concernées pour sécuriser les droits à la retraite des salariés. À défaut, une DSN de substitution pourra être émise en juin 2027.

Brève
Paie
Actualité
RH
Le dirigeant assimilé salarié

En fonction de la structure juridique choisie, le statut social du dirigeant sera soit travailleur non salarié, soit assimilé salarié.

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Droit du travail
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Paie
Actualité
Paie
Prime carburant : jusqu’à 1 000 € exonérés en 2026

La prime carburant bénéficie d’un régime temporaire plus favorable en 2026. Son plafond d’exonération atteint 1 000 € par salarié et par an, tandis que ses conditions d’attribution et de cumul avec un abonnement aux transports publics sont assouplies. Les employeurs peuvent appliquer ces mesures dans leurs déclarations avant même la publication des textes réglementaires.

Brève
Droit du travail
Brève
Droit du travail

Les dernières décisions de jurisprudence

Rupture conventionnelle

Rupture conventionnelle : l’accord d’entreprise peut fixer le montant minimum de l’indemnité

Dans un arrêt du 1er juillet 2026, la Cour de cassation précise que l’indemnité minimale de rupture conventionnelle peut être calculée selon l’accord d’entreprise, même si la convention collective prévoit aussi une indemnité de licenciement. Pour établir le montant à verser, le gestionnaire de paie doit donc vérifier les deux textes applicables et déterminer lequel prévaut.

Paie
AGS

Gérant de succursale : pas de garantie AGS sans contrat de travail

Dans un arrêt du 9 septembre 2026, la Cour de cassation juge qu’un gérant de succursale non salarié ne bénéficie pas de la garantie de l’AGS. L’application de certaines règles du code du travail à son statut ne suffit pas à lui conférer la qualité de salarié. En cas de liquidation judiciaire, ses créances risquent donc de rester impayées.

Ces 4 dernières semaines

Du 2 septembre au 23 septembre 2026

Les sujets qui ont compté

Droit du travail

Enregistrement de l’entretien préalable : ce qu’il faut maîtriser

Trop d’employeurs sont encore surpris, voire déstabilisés, par un salarié qui sort son téléphone et enregistre l’entretien préalable. La jurisprudence a pourtant évolué, et il est temps d’intégrer ces nouvelles règles dans vos pratiques.

RH

IA en entreprise : attention, terrain juridique sensible !

L’intelligence artificielle n’est plus un gadget : elle s’invite dans le recrutement, la gestion RH, la sécurité informatique, la production, le pilotage stratégique… Mais son déploiement n’est jamais neutre juridiquement. Il engage la responsabilité de l’employeur, impose une procédure, une transparence et une concertation obligatoire.

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Une erreur de l’employeur ne permet pas la création d’un usage
Jurisprudence

Dans une affaire de métallurgie, la Cour de cassation a confirmé que le versement d’une prime de panier, effectué suite à une mauvaise lecture de la convention collective, ne constitue pas un usage. L’employeur peut donc y mettre fin sans respecter la procédure de dénonciation habituelle, rappelant l’importance de distinguer erreur de volonté d’usage pour sécuriser la paie.

La prime de bilan aléatoire est exclue du calcul de la rémunération conventionnelle minimale
Jurisprudence

Un conducteur engagé en 1999 a contesté le calcul de sa rémunération conventionnelle minimale en invoquant la prime de bilan versée depuis trente ans. La Cour de cassation a confirmé que, du fait de son caractère unilatéral et aléatoire, cette prime ne peut être intégrée à l’assiette du salaire minimum conventionnel, imposant aux employeurs de vérifier la nature de leurs primes avant de les comptabiliser.

Quand la Cour de cassation rappelle la définition de l’astreinte
Jurisprudence

La Cour de cassation a confirmé que le fait d’exiger d’un salarié d’être joignable en permanence et prêt à intervenir sous deux heures, grâce à un téléphone portable, constitue une période d’astreinte. Cette précision renforce l’obligation pour les employeurs de formaliser les modalités d’astreinte et d’assurer une rémunération adaptée, sous peine de contentieux.

Le principe de non-discrimination en raison de l’âge ne s’applique pas à un dispositif de pré-retraite
Jurisprudence

The decision clarifies that when a worker voluntarily joins a collective pre‑retirement scheme, the termination is not considered a retirement dismissal and the age‑discrimination principle does not apply, unless fraud or consent defect is proven. This limits the scope of contestation for employees and guides employers on the legal framing of such agreements.

Pas de rupture judiciaire justifiée en cas de manquement ancien
Jurisprudence

Dans cet arrêt, la Cour de cassation confirme que le défaut de versement d’une part variable, survenu plusieurs années avant la saisine, ne suffit pas à justifier la résiliation judiciaire du contrat. L’affaire rappelle aux salariés l’importance d’agir rapidement pour préserver leurs droits et aux employeurs la nécessité de régulariser les rémunérations dès l’échéance.

Quand l’abus de liberté d’expression conduit au licenciement pour faute grave
Jurisprudence

Dans cette affaire, un salarié a accusé son employeur et plusieurs collègues de mensonges, de falsifications et de manipulations, en usant d’un langage injurieux, de menaces et de tentatives de chantage. Les juridictions ont confirmé que cet abus de liberté d’expression rendait impossible son maintien, justifiant un licenciement pour faute grave.

La mise en place d’astreintes par le seul contrat de travail n’est pas licite
Jurisprudence

The case shows that astreinte clauses cannot be imposed solely by contract without collective agreement or employee representation consultation; the Cour de cassation annulled the appeal decision, sending it back to Metz. This ruling alerts employers to the need for proper procedural bases when drafting on‑call obligations and informs employees of their right to refuse unauthorized astreintes.

Pas de cumul d’indemnités en cas de double erreur de l’employeur lors d’un licenciement pour inaptitude
Jurisprudence

Cette décision de la Cour de cassation précise que, lorsqu’un licenciement pour inaptitude comporte à la fois l’absence de consultation du comité et le défaut de motivation du courrier, les deux manquements ne donnent droit qu’à une seule indemnité, au minimum égale à 12 mois de salaire. L’arrêt impose aux employeurs de veiller scrupuleusement à chaque formalité pour éviter une réparation conséquente.

La DIRECCTE peut refuser puis accepter l’homologation d’une même rupture conventionnelle
Jurisprudence

Le rejet initial d’une rupture conventionnelle par la DIRECCTE ne bloque pas la validité du dispositif : la décision de refus ne crée aucun droit et peut être retirée. La Cour de cassation a confirmé que, dès que l’administration homologue, la convention devient pleinement applicable, rappelant aux employeurs et salariés de ne pas considérer un refus comme définitif.

Il n’est pas possible de réduire le taux horaire qui permet de calculer les majorations heures supplémentaires
Jurisprudence

Un accord d’entreprise prévoyant que le taux horaire des heures supplémentaires soit calculé à partir du salaire de base antérieur à la réduction du temps de travail a été jugé illégal. La Cour de cassation rappelle que le taux de base ne peut être inférieur au salaire mensuel divisé par 152 h, garantissant ainsi le respect du principe de majoration des heures supplémentaires.

Une lettre de licenciement signée par une personne extérieure à l’entreprise n’est pas valable
Jurisprudence

Cette affaire montre que, malgré la règle générale interdisant à un employeur de mandater un tiers pour notifier un licenciement, la Cour d’appel de Pau a jugé valable la lettre signée « pour ordre » par un expert‑comptable extérieur, alors que la Cour de cassation réaffirme la nullité de ce procédé. Découvrez les enjeux pour la conformité de vos procédures de licenciement.

Lorsque la rémunération dépend d’éléments détenus par l’employeur, ce dernier doit les produire
Jurisprudence

Dans une affaire de rappel de commissions, la Cour de cassation a rappelé que l’employeur doit fournir les pièces justifiant le calcul de la rémunération lorsqu’elles sont en sa possession. Cette obligation de production, confirmée par la décision, implique une vigilance accrue des services RH pour conserver et pouvoir communiquer les documents de vente et de commission en cas de contentieux.

La dispense d’activité ne doit pas priver le salarié des salaires et avantages qu’il aurait perçus s’il avait travaillé
Jurisprudence

Après un congé maternité, une responsable de crédit a été placée en dispense d’activité puis licenciée pour motif économique. La Cour de cassation a infirmé l’arrêt de la cour d’appel, rappelant que la dispense ne peut entraîner la perte de salaires ou d’avantages, comme le bonus annuel. Cette décision précise les obligations de l’employeur en matière de maintien de la rémunération pendant la période de dispense.

Les augmentations de minima conventionnels ne s'appliquent pas aux salariés dont la rémunération réelle est déjà supérieure à ces minima
Jurisprudence

Le 15 octobre 2015, la Cour d’appel de Dijon a jugé que les revalorisations des minima conventionnels ne profitent pas aux salariés déjà mieux payés, décision confirmée par la Cour de cassation. Cette jurisprudence précise que le maintien d’une proportion favorable entre le minimum conventionnel et le salaire réel n’est pas un droit acquis, obligeant les employeurs à vérifier les rémunérations avant d’appliquer les accords collectifs.

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