Actualité sociale de janvier 2018

45 actualités et 9 jurisprudences publiées en janvier 2018.

Les temps forts

RH

Promesse d’embauche vaut contrat de travail : la Cour de cassation change les règles

Le arrêt de la Cour de cassation du 1er juin 2024 précise que la simple promesse d’embauche, même détaillée, ne constitue pas un contrat de travail tant que le salarié n’a pas exprimé son accord. Cette précision impose aux employeurs de sécuriser le consentement avant de considérer l’offre comme engageante, sous peine de contentieux.

Paie

La cessation d’activité ou liquidation judiciaire n’entraînent pas en elles mêmes rupture du contrat de travail

Cette décision de la Cour de cassation rappelle que la mise en liquidation judiciaire ou l’arrêt d’activité d’une entreprise ne constitue pas, en soi, une rupture du contrat de travail. Sans licenciement prononcé par le liquidateur dans les quinze jours suivant le jugement, les salariés ne peuvent pas prétendre à la garantie de l’AGS, ce qui modifie la gestion des créances en procédure de liquidation.

Tout janvier 2018, jour par jour

Actualité
Paie
Le régime des parachutes dorés en 2018

La revalorisation du PMSS au 1er janvier 2018 modifie les seuils applicables en matière de traitement fiscal et social des indemnités de rupture qualifiées de « parachutes dorés » ou « golden parachutes ». ...

Jurisprudence
RH
La Cour de cassation rappelle le délai d’un mois pour prononcer une sanction disciplinaire

Cette décision de la Cour de cassation confirme que le délai d’un mois entre l’entretien préalable et la notification de la sanction disciplinaire constitue une règle de fond. En cas d’abandon d’une première procédure, l’employeur doit respecter ce délai sous peine de voir le licenciement déclaré dépourvu de cause réelle et sérieuse.

Jurisprudence
Paie
La cessation d’activité ou liquidation judiciaire n’entraînent pas en elles mêmes rupture du contrat de travail

Cette décision de la Cour de cassation rappelle que la mise en liquidation judiciaire ou l’arrêt d’activité d’une entreprise ne constitue pas, en soi, une rupture du contrat de travail. Sans licenciement prononcé par le liquidateur dans les quinze jours suivant le jugement, les salariés ne peuvent pas prétendre à la garantie de l’AGS, ce qui modifie la gestion des créances en procédure de liquidation.

Actualité
Paie
Détermination des IJSS en cas de maladie en 2018

La modification du Smic horaire au 1er janvier 2018 modifie les règles de calcul des IJSS au 1er janvier 2018, ainsi que les valeurs maximales. C’est ce que nous vous ...

Actualité
Direction
Les nouveaux accords de compétitivité

L’ordonnance n° 2017-1385 du 22 septembre 2017 relative au renforcement de la négociation collective a fusionné les accords de préservation ou de développement de l’emploi, les accords de maintien de ...

Jurisprudence
RH
Quand un licenciement pour faute grave précédé d’une mise à pied, est requalifié en licenciement sans cause réelle et sérieuse

Dans cet arrêt, la Cour de cassation a confirmé que l’usage occasionnel d’une carte de télépéage et le stockage de fichiers personnels sur l’ordinateur professionnel ne constituent pas une faute grave. L’employeur, qui avait d’abord appliqué une mise à pied conservatoire, voit le licenciement requalifié en absence de cause réelle et sérieuse, rappelant aux services RH l’obligation d’évaluer la gravité réelle des faits avant toute sanction.

Jurisprudence
RH
Insuffisance convocation visite de reprise : la prise d’acte est justifiée

Après un arrêt maladie, une salariée a demandé une visite de reprise et a reçu une convocation affichée uniquement dans le vestiaire, sans notification directe. La Cour de cassation a confirmé que ce manquement empêche la reprise et justifie la prise d’acte, équivalente à un licenciement sans cause réelle et sérieuse, rappelant aux employeurs l’obligation de notifier personnellement les convocations médicales.

Actualité
Direction
La DOETH 2017 doit être envoyée avant le 1er mars 2018

Toute entreprise de 20 salariés ou plus doit employer des travailleurs handicapés dans la proportion de 6 % de l'effectif total de l’entreprise. De plus, l'employeur doit adresser chaque année ...

Jurisprudence
RH
Licencié pour avoir été présent sur une plage à 3h du matin durant un séminaire

La Cour de cassation a confirmé que la présence d’un cadre sur une plage à 3 h du matin, après un séminaire, relève de la sphère privée et ne justifie pas un licenciement, dès lors que la qualité du travail du lendemain n’est pas affectée. Les employeurs doivent donc veiller à ce que les sanctions disciplinaires se fondent sur un trouble réel du fonctionnement de l’entreprise, et non sur des activités privées qui n’ont aucune incidence sur la productivité.

Actualité
Paie
Carte Navigo : les tarifs au 1er janvier 2018

Un moment annoncés à la hausse en novembre 2017, revalorisation démentie par la suite le cabinet de Valérie Pécresse  présidente LR d’Ile-de-France Mobilités  (qui ne ferme toutefois pas définitivement la porte ...

Jurisprudence
RH
Quand un accident sur la piste de danse d’une discothèque est reconnu en accident du travail

Un salarié en mission en Chine s’est blessé à la main en dansant dans une discothèque. La Cour de cassation a confirmé que, tant que l’employeur ne prouve pas que la mission a été interrompue pour un motif personnel, l’accident bénéficie de la présomption d’imputabilité au travail, imposant ainsi la prise en charge au titre de la législation professionnelle.

Actualité
Direction
La clause d’interprétariat dans les marchés publics de travaux

 La clause d’interprétariat Une clause d’interprétariat peut être imposée dans le cadre d’une procédure d’appel d’offre de marché public de travaux. L’objectif d’une telle clause est de contraindre les entreprises répondant ...

Actualité
Paie
Les cotisations URSSAF en 2018

Comme tous les ans, en cette période de début d’année, nous nous penchons sur le régime des cotisations sociales au 1er janvier de l’année. Notre article aborde aujourd’hui les cotisations ...

Jurisprudence
RH
En l’absence de recours devant l’inspection du travail, un avis d’inaptitude s’impose aux juges

Le litige porte sur un salarié déclaré apte après deux examens médicaux, puis déclaré inapte par un simple courrier du médecin du travail. La Cour d’appel de Paris a jugé le licenciement sans cause réelle, mais la Cour de cassation a rappelé que, faute de contestation devant l’inspection du travail, l’avis d’inaptitude s’impose au juge. Cette décision souligne la nécessité de respecter scrupuleusement la procédure de contestation pour sécuriser les licenciements pour inaptitude.

Jurisprudence
RH
Prime annuelle payable en juillet et prise d’acte en avril : la prime n’est pas due

La Cour de cassation a confirmé que la prise d’acte entraîne la rupture immédiate du contrat, excluant tout droit à la prime de vacances annuelle prévue en juillet, sauf disposition conventionnelle ou usage prévoyant un prorata. Cette décision rappelle aux services RH et aux dirigeants qu’il faut vérifier les accords collectifs avant de prévoir un versement partiel de la prime en cas de départ anticipé.

Actualité
Direction
Les commissions du CSE

Le CSE (comité social et économique) devra être mis en place au terme du mandat actuel des DP, du CE, de la DUP, de l’instance regroupée ou du CHSCT lors ...

Actualité
Direction
Les représentants de proximité

La réforme du code du travail a fusionné les DP, le CE et le CHSCT en une instance unique : le CSE, Comité Social et Economique, qui devra être mis en ...

Actualité
Paie
Jour « J » pour le bulletin de paie simplifié !

Nous sommes le 1er janvier 2018, et le bulletin de paie dans sa présentation « simplifiée » entre désormais en vigueur pour toutes les entreprises, quel que soit l’effectif. Pour beaucoup de ...

Jurisprudence
RH
Promesse d’embauche vaut contrat de travail : la Cour de cassation change les règles

Le arrêt de la Cour de cassation du 1er juin 2024 précise que la simple promesse d’embauche, même détaillée, ne constitue pas un contrat de travail tant que le salarié n’a pas exprimé son accord. Cette précision impose aux employeurs de sécuriser le consentement avant de considérer l’offre comme engageante, sous peine de contentieux.

Les jurisprudences de janvier 2018

Paie

La cessation d’activité ou liquidation judiciaire n’entraînent pas en elles mêmes rupture du contrat de travail

Cette décision de la Cour de cassation rappelle que la mise en liquidation judiciaire ou l’arrêt d’activité d’une entreprise ne constitue pas, en soi, une rupture du contrat de travail. Sans licenciement prononcé par le liquidateur dans les quinze jours suivant le jugement, les salariés ne peuvent pas prétendre à la garantie de l’AGS, ce qui modifie la gestion des créances en procédure de liquidation.

RH

Quand un licenciement pour faute grave précédé d’une mise à pied, est requalifié en licenciement sans cause réelle et sérieuse

Dans cet arrêt, la Cour de cassation a confirmé que l’usage occasionnel d’une carte de télépéage et le stockage de fichiers personnels sur l’ordinateur professionnel ne constituent pas une faute grave. L’employeur, qui avait d’abord appliqué une mise à pied conservatoire, voit le licenciement requalifié en absence de cause réelle et sérieuse, rappelant aux services RH l’obligation d’évaluer la gravité réelle des faits avant toute sanction.

RH

Insuffisance convocation visite de reprise : la prise d’acte est justifiée

Après un arrêt maladie, une salariée a demandé une visite de reprise et a reçu une convocation affichée uniquement dans le vestiaire, sans notification directe. La Cour de cassation a confirmé que ce manquement empêche la reprise et justifie la prise d’acte, équivalente à un licenciement sans cause réelle et sérieuse, rappelant aux employeurs l’obligation de notifier personnellement les convocations médicales.

RH

Licencié pour avoir été présent sur une plage à 3h du matin durant un séminaire

La Cour de cassation a confirmé que la présence d’un cadre sur une plage à 3 h du matin, après un séminaire, relève de la sphère privée et ne justifie pas un licenciement, dès lors que la qualité du travail du lendemain n’est pas affectée. Les employeurs doivent donc veiller à ce que les sanctions disciplinaires se fondent sur un trouble réel du fonctionnement de l’entreprise, et non sur des activités privées qui n’ont aucune incidence sur la productivité.

RH

Quand un accident sur la piste de danse d’une discothèque est reconnu en accident du travail

Un salarié en mission en Chine s’est blessé à la main en dansant dans une discothèque. La Cour de cassation a confirmé que, tant que l’employeur ne prouve pas que la mission a été interrompue pour un motif personnel, l’accident bénéficie de la présomption d’imputabilité au travail, imposant ainsi la prise en charge au titre de la législation professionnelle.

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