Actualité sociale de septembre 2011

25 actualités et 11 jurisprudences publiées en septembre 2011.

Les temps forts

Prime d’intéressement proratisée en cas de mi-temps thérapeutique ?

Dans ce litige, la Cour de cassation confirme que les périodes d’arrêt pour accident du travail et le mi‑temps thérapeutique qui en découle sont considérées comme du temps de présence aux fins du calcul de la prime d’intéressement, excluant ainsi l’application du prorata prévu par l’accord d’entreprise. En revanche, les demandes de rétrogradation et de résiliation du contrat restent à réexaminer devant la cour d’appel de renvoi.

Quand l’imitation d’une signature n’est pas une faute !

En 2005, une déléguée médicale a été licenciée pour avoir signé les feuilles de présence à la place de douze médecins. La Cour de cassation a finalement jugé que, puisque dix d’entre eux avaient donné leur accord et que la pratique était courante, le licenciement ne reposait pas sur une faute grave, le rendant injustifié.

Pas de faute lourde en cas d’ancienneté importante !

La Cour de cassation a jugé que, malgré plus de neuf ans d’ancienneté, le vol de quelques pièces de deux euros et un défaut d’enregistrement ponctuel ne constituent pas une faute grave justifiant un licenciement pour faute lourde. Cette décision incite les employeurs à adapter la sanction aux faits et ouvre la possibilité de requalifier le licenciement, avec des impacts sur les indemnités et la conformité juridique.

Tout septembre 2011, jour par jour

Actualité
Des droits au chômage bientôt… rechargeables ?

C’est en tout cas la proposition faite par le Ministre du Travail et de l’Emploi, Xavier BERTRAND, qui reprend ainsi une idée du syndicat CFDT.  Portabilité des droits   Le ...

Jurisprudence
Prise d’acte de rupture du contrat de travail pour… agression !

Après une altercation avec un cadre dirigeant ayant entraîné un arrêt maladie de plus de quatre mois, un architecte‑chef de projet a pris acte de la rupture de son contrat et a saisi les prud’hommes. La Cour de cassation a finalement cassé l’arrêt de la cour d’appel, ouvrant la voie à une nouvelle appréciation des effets de la prise d’acte en cas d’agression.

Jurisprudence
Pas de faute lourde en cas d’ancienneté importante !

La Cour de cassation a jugé que, malgré plus de neuf ans d’ancienneté, le vol de quelques pièces de deux euros et un défaut d’enregistrement ponctuel ne constituent pas une faute grave justifiant un licenciement pour faute lourde. Cette décision incite les employeurs à adapter la sanction aux faits et ouvre la possibilité de requalifier le licenciement, avec des impacts sur les indemnités et la conformité juridique.

Actualité
L’hypertension artérielle n’est plus une ALD !

Deux décrets du 24 juin 2011 suppriment l’hypertension artérielle sévère de la liste des ALD (Affections de Longue Durée).  Le principe de l’ALD  Lorsqu’un assuré est atteint d’une affection ...

Jurisprudence
Prise d’acte justifiée si le salarié n’est pas informé qu’il peut refuser ou accepter une sanction !

En 2007, un agent d’exploitation voit son salaire baisser et son poste modifié sans qu’on lui précise s’il peut accepter ou refuser. Après avoir pris acte de la rupture, le conseil de prud’hommes et la Cour de cassation ont qualifié la prise d’acte de licenciement sans cause réelle et sérieuse, rejetant l’argument de la démission. Cette décision rappelle que toute modification contractuelle doit être précédée d’une information claire sur le droit de refus, sous peine de voir la sanction requalifiée en licenciement abusif.

Actualité
Augmentation de la CRDS ?

C’est en tout cas ce que préconise un rapport rédigé par la cour des comptes et qui a été remis le 13 septembre 2011. Il est possible que le gouvernement ...

Jurisprudence
Quand l’imitation d’une signature n’est pas une faute !

En 2005, une déléguée médicale a été licenciée pour avoir signé les feuilles de présence à la place de douze médecins. La Cour de cassation a finalement jugé que, puisque dix d’entre eux avaient donné leur accord et que la pratique était courante, le licenciement ne reposait pas sur une faute grave, le rendant injustifié.

Actualité
Du nouveau pour l’aménagement du temps de travail ?

Une récente proposition de loi de simplification du droit du travail devrait changer les choses en matière d’aménagement du temps de travail.  La situation actuelle  Parmi les organisations du ...

Actualité
L’alcool et le travail : il faut choisir !

La consommation d’alcool et l’activité salariale ne font pas bon ménage, et le jugement récent de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence du 9 juin 2011 nous le rappelle.  État d’ébriété ...

Actualité
Les propositions de loi de l’été 2011 ...

Toujours dans le souci de vous permettre une mise à jour pendant cette période de rentrée, le présent article se propose de faire un tour d’horizon des différentes propositions de ...

Jurisprudence
Prise d’acte injustifiée même si aucun travail ni salaire ne sont fournis !

En 2005, d’anciens dirigeants ont occupé les locaux de leur société, paralysant l’activité jusqu’en avril 2006 ; un responsable technique devenu directeur d’exploitation, ayant participé à ce blocage, a déclaré la rupture de son contrat le 12 janvier 2006, invoquant l’absence de travail et de salaire. La Cour de cassation a rejeté sa demande, rappelant que la participation à l’arrêt de l’usine empêche de reprocher à l’employeur un manquement contractuel.

Jurisprudence
Annulation de 2 avertissements suite à la modification des conditions de travail d’un salarié protégé

Le 6 juillet 2011, la Cour de cassation a confirmé l’annulation de deux avertissements adressés à un salarié protégé qui avait refusé une mutation entraînant une réduction d’horaires et de salaire. Cette décision rappelle que toute modification du contrat d’un représentant du personnel doit être précédée d’une autorisation administrative, sous peine de nullité des sanctions disciplinaires.

Jurisprudence
Licencié pour des pizzas de mauvaise qualité !

Un cuisinier d’une pizzeria‑glacier, engagé le 16 janvier 2006, a été licencié le 27 février 2008 pour manquements répétés à la mise en place des couverts et à la préparation des plats, malgré plusieurs avertissements. La Cour de cassation a cassé l’arrêt d’appel du 22 octobre 2009, estimant que les faits reprochés n’étaient pas clairement imputables au salarié, ce qui rend le licenciement injustifié.

Actualité
Lois et décrets publiés cet été

L’heure de la rentrée a sonné pour la très grande majorité des salariés, l’occasion de revenir rapidement sur les décrets et lois qui ont été publiés au Journal officiel pendant ...

Jurisprudence
Attestation Pôle emploi remise tardivement permet au salarié d’obtenir des dommages intérêts

Après un licenciement pour faute lourde, un ancien gérant a vu son certificat de travail et son attestation Pôle emploi remis avec retard. La Cour de cassation a infirmé le refus de la cour d’appel et a condamné l’employeur à des dommages‑intérêts, rappelant l’obligation de fournir ces documents sans délai et les conséquences financières d’un manquement.

Jurisprudence
Priver un salarié de sa place de parking vaut sanction pécuniaire prohibée

Le retrait d’une place de parking attribuée de façon permanente à un salarié est considéré comme un avantage en nature. La Cour de cassation a confirmé que le supprimer comme sanction disciplinaire constitue une sanction pécuniaire prohibée, ouvrant droit à des dommages‑intérêts. Cette jurisprudence rappelle aux employeurs qu’ils ne peuvent pas retirer un tel avantage sans respecter les règles applicables, sous peine de devoir indemniser le salarié.

Jurisprudence
Prime d’intéressement proratisée en cas de mi-temps thérapeutique ?

Dans ce litige, la Cour de cassation confirme que les périodes d’arrêt pour accident du travail et le mi‑temps thérapeutique qui en découle sont considérées comme du temps de présence aux fins du calcul de la prime d’intéressement, excluant ainsi l’application du prorata prévu par l’accord d’entreprise. En revanche, les demandes de rétrogradation et de résiliation du contrat restent à réexaminer devant la cour d’appel de renvoi.

Les jurisprudences de septembre 2011

Prise d’acte de rupture du contrat de travail pour… agression !

Après une altercation avec un cadre dirigeant ayant entraîné un arrêt maladie de plus de quatre mois, un architecte‑chef de projet a pris acte de la rupture de son contrat et a saisi les prud’hommes. La Cour de cassation a finalement cassé l’arrêt de la cour d’appel, ouvrant la voie à une nouvelle appréciation des effets de la prise d’acte en cas d’agression.

Pas de faute lourde en cas d’ancienneté importante !

La Cour de cassation a jugé que, malgré plus de neuf ans d’ancienneté, le vol de quelques pièces de deux euros et un défaut d’enregistrement ponctuel ne constituent pas une faute grave justifiant un licenciement pour faute lourde. Cette décision incite les employeurs à adapter la sanction aux faits et ouvre la possibilité de requalifier le licenciement, avec des impacts sur les indemnités et la conformité juridique.

Prise d’acte justifiée si le salarié n’est pas informé qu’il peut refuser ou accepter une sanction !

En 2007, un agent d’exploitation voit son salaire baisser et son poste modifié sans qu’on lui précise s’il peut accepter ou refuser. Après avoir pris acte de la rupture, le conseil de prud’hommes et la Cour de cassation ont qualifié la prise d’acte de licenciement sans cause réelle et sérieuse, rejetant l’argument de la démission. Cette décision rappelle que toute modification contractuelle doit être précédée d’une information claire sur le droit de refus, sous peine de voir la sanction requalifiée en licenciement abusif.

Quand l’imitation d’une signature n’est pas une faute !

En 2005, une déléguée médicale a été licenciée pour avoir signé les feuilles de présence à la place de douze médecins. La Cour de cassation a finalement jugé que, puisque dix d’entre eux avaient donné leur accord et que la pratique était courante, le licenciement ne reposait pas sur une faute grave, le rendant injustifié.

Prise d’acte injustifiée même si aucun travail ni salaire ne sont fournis !

En 2005, d’anciens dirigeants ont occupé les locaux de leur société, paralysant l’activité jusqu’en avril 2006 ; un responsable technique devenu directeur d’exploitation, ayant participé à ce blocage, a déclaré la rupture de son contrat le 12 janvier 2006, invoquant l’absence de travail et de salaire. La Cour de cassation a rejeté sa demande, rappelant que la participation à l’arrêt de l’usine empêche de reprocher à l’employeur un manquement contractuel.

Annulation de 2 avertissements suite à la modification des conditions de travail d’un salarié protégé

Le 6 juillet 2011, la Cour de cassation a confirmé l’annulation de deux avertissements adressés à un salarié protégé qui avait refusé une mutation entraînant une réduction d’horaires et de salaire. Cette décision rappelle que toute modification du contrat d’un représentant du personnel doit être précédée d’une autorisation administrative, sous peine de nullité des sanctions disciplinaires.

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