Actualité sociale de juin 2018
36 actualités et 8 jurisprudences publiées en juin 2018.
Les temps forts
Même non indiquée sur le contrat de travail, la prime de nettoyage est due lorsque la tenue de travail est obligatoire
Dans une affaire opposant huit agents de sécurité à leur employeur, la Cour de cassation a rappelé que l’obligation d’imposer une tenue de travail crée, de plein droit, le devoir pour l’entreprise d’en assurer l’entretien, même en l’absence de clause contractuelle. Cette décision impose aux services RH de prévoir une prise en charge des frais de nettoyage ou de formaliser la prime correspondante afin d’éviter de futurs litiges.
Tout juin 2018, jour par jour
Après un contrôle URSSAF, la Cour de cassation a rappelé que les allocations forfaitaires de frais professionnels dépassant le plafond d’exonération sont requalifiées en rémunération si l’employeur ne prouve pas leur usage réel. Elles sont alors intégrées à l’assiette des indemnités de congés payés, entraînant des cotisations supplémentaires. Les employeurs doivent conserver la preuve de ces dépenses pour éviter une requalification coûteuse.
Après un redressement URSSAF portant sur les rémunérations 2009‑2010 du mandataire social d’une JEI, la Cour de cassation a cassé l’arrêt de la cour d’appel de Paris, rappelant que l’administration doit prouver l’absence de participation réelle du dirigeant au projet R&D. Cette décision renverse la charge de la preuve et oblige les entreprises à justifier concrètement l’implication de leurs mandataires dans la recherche pour conserver l’exonération.
Dans une affaire opposant huit agents de sécurité à leur employeur, la Cour de cassation a rappelé que l’obligation d’imposer une tenue de travail crée, de plein droit, le devoir pour l’entreprise d’en assurer l’entretien, même en l’absence de clause contractuelle. Cette décision impose aux services RH de prévoir une prise en charge des frais de nettoyage ou de formaliser la prime correspondante afin d’éviter de futurs litiges.
La Cour de cassation confirme que l’indemnité de mise à la retraite doit être calculée selon les règles en vigueur au jour de la rupture du contrat, même si un accord préalable a suspendu le contrat et prévu des avantages spécifiques. Cette décision oblige les employeurs à appliquer le décret de juillet 2008 dès la date de la retraite, ce qui peut doubler le montant dû.
Dans cette affaire, deux salariées en dispense d’activité ont contesté un reçu de solde de tout compte qui ne détaillait pas les sommes versées, se limitant à un montant global renvoyant au bulletin de paie. La jurisprudence de Pau et la Cour de cassation confirment que, sans inventaire précis, le reçu ne libère pas l’employeur des éventuelles réclamations.
Après plus de cent CDD signés sur trois ans pour assurer les remplacements d'absences, la Cour de cassation a infirmé la décision d’appel qui avait confirmé la requalification en CDI, rappelant que le recours récurrent à des CDD pour couvrir un besoin structurel expose l’employeur à un risque de requalification, même si chaque contrat est formellement conforme.
Le 19 juin 2015, la Cour de cassation a confirmé que la contrepartie financière d’une clause de non‑concurrence s’applique même en cas de rupture conventionnelle, indépendamment du motif de la rupture. Les employeurs doivent donc respecter les dispositions de la convention collective, sous peine de devoir verser des dommages‑intérêts.
La Cour de cassation confirme que des réorganisations successives, qui ont entraîné une perte effective de responsabilités hiérarchiques malgré le maintien formel du poste, constituent un manquement grave de l’employeur, légitimant la prise d’acte de la rupture. Cette décision rappelle aux entreprises les limites de la modification unilatérale du contrat et incite à formaliser toute évolution des responsabilités pour éviter un contentieux.
Les jurisprudences de juin 2018
Allocations forfaitaires frais professionnels, au-delà du seuil et non justifiés entrent dans le calcul de l’indemnité de congés payés
Après un contrôle URSSAF, la Cour de cassation a rappelé que les allocations forfaitaires de frais professionnels dépassant le plafond d’exonération sont requalifiées en rémunération si l’employeur ne prouve pas leur usage réel. Elles sont alors intégrées à l’assiette des indemnités de congés payés, entraînant des cotisations supplémentaires. Les employeurs doivent conserver la preuve de ces dépenses pour éviter une requalification coûteuse.
Ouvre droit à l’exonération JEI le mandataire social exerçant, au sein de l’entreprise, une activité de recherche
Après un redressement URSSAF portant sur les rémunérations 2009‑2010 du mandataire social d’une JEI, la Cour de cassation a cassé l’arrêt de la cour d’appel de Paris, rappelant que l’administration doit prouver l’absence de participation réelle du dirigeant au projet R&D. Cette décision renverse la charge de la preuve et oblige les entreprises à justifier concrètement l’implication de leurs mandataires dans la recherche pour conserver l’exonération.
Même non indiquée sur le contrat de travail, la prime de nettoyage est due lorsque la tenue de travail est obligatoire
Dans une affaire opposant huit agents de sécurité à leur employeur, la Cour de cassation a rappelé que l’obligation d’imposer une tenue de travail crée, de plein droit, le devoir pour l’entreprise d’en assurer l’entretien, même en l’absence de clause contractuelle. Cette décision impose aux services RH de prévoir une prise en charge des frais de nettoyage ou de formaliser la prime correspondante afin d’éviter de futurs litiges.
L'indemnité de mise à la retraite due au salarié est déterminée par les dispositions en vigueur au jour de la rupture du contrat de travail
La Cour de cassation confirme que l’indemnité de mise à la retraite doit être calculée selon les règles en vigueur au jour de la rupture du contrat, même si un accord préalable a suspendu le contrat et prévu des avantages spécifiques. Cette décision oblige les employeurs à appliquer le décret de juillet 2008 dès la date de la retraite, ce qui peut doubler le montant dû.
Pas d’effet libératoire pour un reçu pour solde de tout compte qui renvoie au bulletin de paie
Dans cette affaire, deux salariées en dispense d’activité ont contesté un reçu de solde de tout compte qui ne détaillait pas les sommes versées, se limitant à un montant global renvoyant au bulletin de paie. La jurisprudence de Pau et la Cour de cassation confirment que, sans inventaire précis, le reçu ne libère pas l’employeur des éventuelles réclamations.
Recours systématique aux CDD de remplacement : la Cour de cassation revient sur sa position
Après plus de cent CDD signés sur trois ans pour assurer les remplacements d'absences, la Cour de cassation a infirmé la décision d’appel qui avait confirmé la requalification en CDI, rappelant que le recours récurrent à des CDD pour couvrir un besoin structurel expose l’employeur à un risque de requalification, même si chaque contrat est formellement conforme.