Actualité sociale de janvier 2016

31 actualités et 8 jurisprudences publiées en janvier 2016.

Les temps forts

Refuser l’embauche d’un salarié parce qu’il est du sexe masculin n’est pas licite

La Cour de cassation a infirmé le jugement du conseil de prud’hommes qui avait rejeté la demande d’un candidat masculin, estimant que le refus reposait sur son manque d’expérience et son refus de missions physiques. Elle rappelle que toute exclusion pour motif de sexe est illicite, même lorsqu’une préférence est invoquée, exposant les employeurs à un risque de contentieux et à l’obligation de justifier objectivement leurs critères de sélection.

La prise d’acte pour non-paiement des heures de délégation est justifiée

La Cour de cassation a confirmé que le non‑paiement prolongé des heures de délégation, malgré les réclamations et une procédure prud’homale, constitue un manquement grave justifiant la prise d’acte et entraînant la qualification de licenciement nul, exposant ainsi l’employeur à d’importantes indemnités.

Tout janvier 2016, jour par jour

Jurisprudence
Pas de reprise du travail : pas de salaire !

Après un arrêt maladie de plus de deux ans, un opérateur machine n’a pas effectué la visite médicale de reprise et l’employeur a refusé de lui verser le salaire. La Cour de cassation a confirmé que, tant que le contrat reste suspendu, aucune rémunération n’est due, renversant ainsi l’arrêt de la cour d’appel.

Jurisprudence
Prise d’acte par un salarié protégé : la Cour de cassation limite l’indemnisation au titre de la violation du statut protecteur à 30 mois de salaire

The Cour de cassation confirms that a protected employee's prise d’acte can be treated as a null dismissal, but caps the compensation for violation of protective status at 30 months of salary, not the 49 months awarded by the appellate court. This limits the financial exposure of employers and clarifies the calculation basis for indemnities when the employee does not seek reinstatement.

Jurisprudence
La prise d’acte pour non-paiement des heures de délégation est justifiée

La Cour de cassation a confirmé que le non‑paiement prolongé des heures de délégation, malgré les réclamations et une procédure prud’homale, constitue un manquement grave justifiant la prise d’acte et entraînant la qualification de licenciement nul, exposant ainsi l’employeur à d’importantes indemnités.

Jurisprudence
Refuser l’embauche d’un salarié parce qu’il est du sexe masculin n’est pas licite

La Cour de cassation a infirmé le jugement du conseil de prud’hommes qui avait rejeté la demande d’un candidat masculin, estimant que le refus reposait sur son manque d’expérience et son refus de missions physiques. Elle rappelle que toute exclusion pour motif de sexe est illicite, même lorsqu’une préférence est invoquée, exposant les employeurs à un risque de contentieux et à l’obligation de justifier objectivement leurs critères de sélection.

Jurisprudence
Commet une faute grave, le salarié qui ne respecte par les règles d’hygiène et de sécurité

Le 17 mars 2004, le directeur d’un site est licencié pour faute grave après avoir ordonné le démontage de rayonnages à plus de 4 m sans protection. La Cour de cassation a cassé la décision d’appel, rappelant que chaque salarié, même à un poste de responsabilité, doit veiller à la sécurité et ne peut se décharger sur les ordres de sa hiérarchie. Cette jurisprudence impose aux dirigeants de vérifier la conformité des consignes avant de les appliquer, sous peine d’un licenciement justifié.

Jurisprudence
L’employeur, même s’il est à l’origine du fractionnement, peut demander aux salariés de renoncer aux jours supplémentaires de fractionnement

Une affaire portée devant la Cour de cassation a renversé le jugement d’un conseil de prud’hommes qui avait jugé nulle toute clause imposant aux salariés de renoncer aux jours de fractionnement. La décision confirme que l’employeur, même à l’origine du fractionnement, peut conditionner l’autorisation du congé à une renonciation, obligeant les services RH à revoir leurs accords de fractionnement pour prévenir de nouveaux litiges.

Jurisprudence
Une journée de formation en 16 ans d’ancienneté : l’employeur est en faute et doit verser 5.000 € de dommages-intérêts

Après 16 ans d’ancienneté, une salariée n’a bénéficié que d’une journée de formation. La Cour d’appel de Montpellier a jugé cet isolement comme une violation de l’obligation de l’employeur de préserver l’employabilité, décision confirmée par la Cour de cassation qui a condamné l’entreprise à 5 000 € de dommages‑intérêts. Cette affaire rappelle l’importance de programmer régulièrement des actions de formation pour éviter des sanctions financières.

Les jurisprudences de janvier 2016

Pas de reprise du travail : pas de salaire !

Après un arrêt maladie de plus de deux ans, un opérateur machine n’a pas effectué la visite médicale de reprise et l’employeur a refusé de lui verser le salaire. La Cour de cassation a confirmé que, tant que le contrat reste suspendu, aucune rémunération n’est due, renversant ainsi l’arrêt de la cour d’appel.

Prise d’acte par un salarié protégé : la Cour de cassation limite l’indemnisation au titre de la violation du statut protecteur à 30 mois de salaire

The Cour de cassation confirms that a protected employee's prise d’acte can be treated as a null dismissal, but caps the compensation for violation of protective status at 30 months of salary, not the 49 months awarded by the appellate court. This limits the financial exposure of employers and clarifies the calculation basis for indemnities when the employee does not seek reinstatement.

La prise d’acte pour non-paiement des heures de délégation est justifiée

La Cour de cassation a confirmé que le non‑paiement prolongé des heures de délégation, malgré les réclamations et une procédure prud’homale, constitue un manquement grave justifiant la prise d’acte et entraînant la qualification de licenciement nul, exposant ainsi l’employeur à d’importantes indemnités.

Refuser l’embauche d’un salarié parce qu’il est du sexe masculin n’est pas licite

La Cour de cassation a infirmé le jugement du conseil de prud’hommes qui avait rejeté la demande d’un candidat masculin, estimant que le refus reposait sur son manque d’expérience et son refus de missions physiques. Elle rappelle que toute exclusion pour motif de sexe est illicite, même lorsqu’une préférence est invoquée, exposant les employeurs à un risque de contentieux et à l’obligation de justifier objectivement leurs critères de sélection.

Commet une faute grave, le salarié qui ne respecte par les règles d’hygiène et de sécurité

Le 17 mars 2004, le directeur d’un site est licencié pour faute grave après avoir ordonné le démontage de rayonnages à plus de 4 m sans protection. La Cour de cassation a cassé la décision d’appel, rappelant que chaque salarié, même à un poste de responsabilité, doit veiller à la sécurité et ne peut se décharger sur les ordres de sa hiérarchie. Cette jurisprudence impose aux dirigeants de vérifier la conformité des consignes avant de les appliquer, sous peine d’un licenciement justifié.

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