Actualité sociale de décembre 2015

32 actualités et 9 jurisprudences publiées en décembre 2015.

Les temps forts

Convocation tardive à un entretien préalable, en raison d’une grève de… La Poste !

The case deals with a late convocation to a pre‑dismissal interview due to a postal strike, raising question of whether the legal five‑day notice period is respected when mail delivery is disrupted. The Cour de cassation overturns the Versailles appeal, emphasizing the need for precise proof of the actual receipt date, a point crucial for employers to document when using postal mail for procedural notifications.

Tout décembre 2015, jour par jour

Jurisprudence
Rupture conventionnelle et prise d’acte : la Cour de cassation précise

La Cour de cassation précise que la prise d’acte doit être faite avant la date d’effet d’une rupture conventionnelle, laquelle ne prend effet qu’après homologation et à la date prévue. En pratique, un salarié qui saisit la prise d’acte entre la fin du délai de rétractation et la date d’effet ne peut invoquer que des faits survenus pendant cette période, sous peine de voir sa demande rejetée.

Jurisprudence
Critiquer son employeur est possible, mais dans une certaine limite !

Cet arrêt confirme le licenciement d’un directeur de territoire d’un office public qui, en critiquant ouvertement la présidence et la direction, a violé son devoir de neutralité et la clause de discrétion prévue dans son contrat. La décision rappelle les limites du droit de critique pour les cadres et les risques de licenciement pour ingérence dans la gouvernance.

Jurisprudence
Convocation tardive à un entretien préalable, en raison d’une grève de… La Poste !

The case deals with a late convocation to a pre‑dismissal interview due to a postal strike, raising question of whether the legal five‑day notice period is respected when mail delivery is disrupted. The Cour de cassation overturns the Versailles appeal, emphasizing the need for precise proof of the actual receipt date, a point crucial for employers to document when using postal mail for procedural notifications.

Jurisprudence
Licenciement sans cause réelle et sérieuse et remboursement des allocations chômage par l’employeur

Après que la cour d’appel de Saint‑Denis de la Réunion a condamné un employeur à rembourser les allocations chômage versées à une salariée licenciée sans cause réelle et sérieuse, la Cour de cassation a cassé cet arrêt. Elle rappelle que le seuil de onze salariés s’applique à chaque entité juridique distincte, même si le même dirigeant les exploite, ce qui modifie la stratégie de défense des petites entreprises face aux demandes de remboursement.

Jurisprudence
7 jours entre la convocation et l’entretien préalable : c’est un délai suffisant !

Cet arrêt confirme que le délai d’une semaine entre l’envoi de la convocation par recommandé et l’entretien préalable satisfait l’obligation de permettre au salarié de préparer sa défense, même si le courrier n’est récupéré qu’après la date fixée. Les employeurs peuvent donc s’appuyer sur ce critère pour sécuriser leurs procédures disciplinaires, tandis que les salariés doivent veiller à consulter rapidement leurs courriers.

Jurisprudence
La Cour de cassation rejette la faute grave pour un fait isolé

Un agent de sécurité, en poste depuis près de cinq ans, a été licencié pour s’être endormi pendant son service de nuit. La Cour de cassation a confirmé que, en l’absence d’avertissements antérieurs, un seul incident isolé ne constitue pas une faute grave suffisante à justifier une rupture pour cause réelle et sérieuse, exposant ainsi l’employeur à la requalification du licenciement.

Jurisprudence
CDD requalifié en CDI : et pour les périodes interstitielles ?

Après que la Cour d’appel d’Orléans avait reconnu le droit du salarié à percevoir les salaires interstitiels lors de la requalification de 49 CDD en CDI, la Cour de cassation renverse cette présomption et impose au salarié la charge de la preuve de sa disponibilité pendant les périodes entre les contrats. Cette décision précise les exigences probatoires pour les réclamations similaires.

Les jurisprudences de décembre 2015

Rupture conventionnelle et prise d’acte : la Cour de cassation précise

La Cour de cassation précise que la prise d’acte doit être faite avant la date d’effet d’une rupture conventionnelle, laquelle ne prend effet qu’après homologation et à la date prévue. En pratique, un salarié qui saisit la prise d’acte entre la fin du délai de rétractation et la date d’effet ne peut invoquer que des faits survenus pendant cette période, sous peine de voir sa demande rejetée.

Critiquer son employeur est possible, mais dans une certaine limite !

Cet arrêt confirme le licenciement d’un directeur de territoire d’un office public qui, en critiquant ouvertement la présidence et la direction, a violé son devoir de neutralité et la clause de discrétion prévue dans son contrat. La décision rappelle les limites du droit de critique pour les cadres et les risques de licenciement pour ingérence dans la gouvernance.

Convocation tardive à un entretien préalable, en raison d’une grève de… La Poste !

The case deals with a late convocation to a pre‑dismissal interview due to a postal strike, raising question of whether the legal five‑day notice period is respected when mail delivery is disrupted. The Cour de cassation overturns the Versailles appeal, emphasizing the need for precise proof of the actual receipt date, a point crucial for employers to document when using postal mail for procedural notifications.

Licenciement sans cause réelle et sérieuse et remboursement des allocations chômage par l’employeur

Après que la cour d’appel de Saint‑Denis de la Réunion a condamné un employeur à rembourser les allocations chômage versées à une salariée licenciée sans cause réelle et sérieuse, la Cour de cassation a cassé cet arrêt. Elle rappelle que le seuil de onze salariés s’applique à chaque entité juridique distincte, même si le même dirigeant les exploite, ce qui modifie la stratégie de défense des petites entreprises face aux demandes de remboursement.

7 jours entre la convocation et l’entretien préalable : c’est un délai suffisant !

Cet arrêt confirme que le délai d’une semaine entre l’envoi de la convocation par recommandé et l’entretien préalable satisfait l’obligation de permettre au salarié de préparer sa défense, même si le courrier n’est récupéré qu’après la date fixée. Les employeurs peuvent donc s’appuyer sur ce critère pour sécuriser leurs procédures disciplinaires, tandis que les salariés doivent veiller à consulter rapidement leurs courriers.

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