Actualité sociale de septembre 2017
34 actualités et 8 jurisprudences publiées en septembre 2017.
Tout septembre 2017, jour par jour
Dans cet arrêt, la Cour de cassation rappelle que les interventions réalisées pendant les périodes d’astreinte sont du temps de travail effectif et doivent être intégrées au calcul du salaire de référence en cas de maladie. Cette décision précise les modalités de maintien de salaire pour les cadres relevant de la convention Syntec, et impose aux employeurs de réviser leurs pratiques de calcul.
Cette décision rappelle que la charge de la vérification des diplômes et de l’inscription à l’ordre incombe à l’employeur avant la signature du contrat, notamment dans les professions réglementées. En l’absence de contrôle préalable, la nullité du CDD ne peut plus être invoquée, exposant l’entreprise à un risque juridique.
Un CDD conclu avec un salarié protégé qui se termine sans l’accord de l’inspection du travail peut être requalifié en CDI, exposant l’employeur à une indemnité de rupture et à des dommages pour violation du statut protecteur. Cette décision rappelle l’obligation de saisir l’inspecteur avant toute fin de contrat.
Dans ce litige, la Cour d’appel d’Aix‑en‑Provence a confirmé que le défaut de mesures de prévention du stress au sein d’un cabinet d’avocats constituait une violation de l’obligation de sécurité, justifiant la résiliation judiciaire du contrat aux torts de l’employeur. Cette décision rappelle aux dirigeants qu’une simple absence de reclassement ou de suivi du climat social ne suffit plus à se prémunir contre des sanctions financières importantes.
Dans cet arrêt, la Cour de cassation précise que la loi n’impose pas d’écrire les propositions de reclassement d’un salarié déclaré inapte. Elle annule la décision de la cour d’appel qui avait exigé la preuve écrite d’une offre, rappelant les exigences de compatibilité et de concertation sans ajouter de condition nouvelle.
Le arrêt du 17 novembre 2015 de la Cour de cassation confirme qu’un comportement humiliant d’un directeur envers ses équipes, générateur de souffrances au travail, constitue un harcèlement moral justifiant un licenciement pour faute grave. Cette décision rappelle aux dirigeants que la preuve d’un climat de travail dégradé suffit à entraîner la rupture du contrat, même en l’absence de sanctions disciplinaires préalables.
La Cour de cassation a infirmé un arrêt de la cour d’appel qui s’était contentée de souligner la perturbation du service de prospection, en rappelant que l’employeur doit également prouver le caractère essentiel de ce service pour justifier un licenciement pour absences répétées. Cette précision contraint les entreprises à documenter précisément l’importance stratégique des postes avant d’engager une procédure de licenciement.
Dans une affaire de métallurgie, la Cour de cassation a confirmé que le versement d’une prime de panier, effectué suite à une mauvaise lecture de la convention collective, ne constitue pas un usage. L’employeur peut donc y mettre fin sans respecter la procédure de dénonciation habituelle, rappelant l’importance de distinguer erreur de volonté d’usage pour sécuriser la paie.
Les jurisprudences de septembre 2017
La rémunération des interventions durant les astreintes fait partie du salaire à maintenir en cas de maladie
Dans cet arrêt, la Cour de cassation rappelle que les interventions réalisées pendant les périodes d’astreinte sont du temps de travail effectif et doivent être intégrées au calcul du salaire de référence en cas de maladie. Cette décision précise les modalités de maintien de salaire pour les cadres relevant de la convention Syntec, et impose aux employeurs de réviser leurs pratiques de calcul.
C’est avant l’embauche qu’un employeur doit vérifier les diplômes que le salarié prétend avoir
Cette décision rappelle que la charge de la vérification des diplômes et de l’inscription à l’ordre incombe à l’employeur avant la signature du contrat, notamment dans les professions réglementées. En l’absence de contrôle préalable, la nullité du CDD ne peut plus être invoquée, exposant l’entreprise à un risque juridique.
Le danger de laisser un contrat CDD d’un salarié protégé se terminer sans autorisation inspection du travail
Un CDD conclu avec un salarié protégé qui se termine sans l’accord de l’inspection du travail peut être requalifié en CDI, exposant l’employeur à une indemnité de rupture et à des dommages pour violation du statut protecteur. Cette décision rappelle l’obligation de saisir l’inspecteur avant toute fin de contrat.
Le manquement de l’employeur à ses obligations de sécurité justifie la résiliation judiciaire du contrat de travail
Dans ce litige, la Cour d’appel d’Aix‑en‑Provence a confirmé que le défaut de mesures de prévention du stress au sein d’un cabinet d’avocats constituait une violation de l’obligation de sécurité, justifiant la résiliation judiciaire du contrat aux torts de l’employeur. Cette décision rappelle aux dirigeants qu’une simple absence de reclassement ou de suivi du climat social ne suffit plus à se prémunir contre des sanctions financières importantes.
Les propositions de reclassement d’un salarié inapte ne sont pas obligatoirement écrites
Dans cet arrêt, la Cour de cassation précise que la loi n’impose pas d’écrire les propositions de reclassement d’un salarié déclaré inapte. Elle annule la décision de la cour d’appel qui avait exigé la preuve écrite d’une offre, rappelant les exigences de compatibilité et de concertation sans ajouter de condition nouvelle.
Une attitude humiliante du directeur vis-à-vis de ses subordonnées justifie le licenciement pour faute grave
Le arrêt du 17 novembre 2015 de la Cour de cassation confirme qu’un comportement humiliant d’un directeur envers ses équipes, générateur de souffrances au travail, constitue un harcèlement moral justifiant un licenciement pour faute grave. Cette décision rappelle aux dirigeants que la preuve d’un climat de travail dégradé suffit à entraîner la rupture du contrat, même en l’absence de sanctions disciplinaires préalables.