Actualité sociale de février 2015

28 actualités et 8 jurisprudences publiées en février 2015.

Les temps forts

La maladie ne suspend pas le délai de 2 mois pour sanctionner un salarié

Dans ce arrêt, la Cour de cassation rappelle que l’arrêt maladie d’un salarié n’interrompt pas le délai de deux mois prévu pour engager une procédure disciplinaire. L’employeur doit donc initier l’enquête et convoquer le salarié avant l’expiration du délai, sous peine de voir le licenciement déclaré prescrit.

Un accord de modulation ne peut déroger au seuil de 1.607 heures qu’avec une clause explicite

Dans une société où un accord de modulation fixe la semaine à 32 h 30, le salarié a réclamé le paiement d’heures supplémentaires dès 1 470 h annuelles, seuil retenu par la cour d’appel. La Cour de cassation a infirmé cet arrêt, rappelant que, sans clause explicite prévoyant un seuil inférieur, le seuil légal de 1 607 h s’applique, imposant aux employeurs de préciser toute dérogation dans l’accord.

Retour à son précédent poste, après une période probatoire insatisfaisante

Après vingt ans d’ancienneté, une cadre de l’ACOSS, titulaire d’un certificat d’auditeur interne, a été placée en stage probatoire à un poste supérieur ; l’évaluation jugée insatisfaisante, elle a été reconduite à son emploi précédent et a saisi la justice pour manquement grave. La Cour de cassation a rejeté sa demande, rappelant que la convention collective autorise le recours à un stage probatoire conditionnant la promotion et le reclassement si échec, ce qui ne constitue pas une faute grave justifiant une résiliation judiciaire.

Tout février 2015, jour par jour

Jurisprudence
Le salarié qui prétend avoir reçu une lettre sans notification de licenciement doit le prouver !

Cet arrêt rappelle que, dans un contentieux de licenciement, c’est au salarié de démontrer l’absence de la lettre de notification dans le pli reçu, la charge de la preuve ne pouvant être renversée au profit de l’employeur. En l’espèce, la Cour de cassation a confirmé le rejet de la demande, soulignant l’impossibilité d’imposer à l’employeur la preuve d’un document qui aurait dû être expédié, et rappelle les conséquences pratiques pour les services RH en matière d’envoi et d’archivage des courriers de licenciement.

Jurisprudence
Quand un vol de documents est « autorisé » par la Cour de cassation !

La Cour de cassation a confirmé que la copie de documents internes, réalisée par un salarié informé d’un licenciement imminent pour préparer sa défense, ne constitue pas un vol pénal. Cette décision rappelle aux employeurs l’importance de sécuriser l’accès aux dossiers sensibles et d’anticiper les risques de récupération d’informations lors d’un contentieux prud’homal.

Jurisprudence
La modification unilatérale d’un contrat à temps partiel justifie la prise d’acte

Dans cet arrêt, la Cour de cassation rappelle que toute modification unilatérale de la répartition ou de la durée d’un contrat à temps partiel constitue une violation de l’obligation de l’employeur de fournir la prestation de travail convenue et d’en assurer la rémunération. La décision ouvre la voie aux salariés pour obtenir des rappels de salaire et congés payés lorsque l’employeur modifie le planning sans accord.

Jurisprudence
Quand des primes de servitude sont à intégrer dans le calcul des congés payés

Après que la cour d’appel a exclu les primes de pneu, d’accident, d’entretien et d’assiduité du calcul des congés payés, la Cour de cassation a rappelé que ces indemnités peuvent compenser une servitude permanente et doivent donc être intégrées à l’assiette salariale. Cette décision oblige les services paie à vérifier la nature de leurs primes afin d’ajuster le calcul des indemnités de congés.

Jurisprudence
Retour à son précédent poste, après une période probatoire insatisfaisante

Après vingt ans d’ancienneté, une cadre de l’ACOSS, titulaire d’un certificat d’auditeur interne, a été placée en stage probatoire à un poste supérieur ; l’évaluation jugée insatisfaisante, elle a été reconduite à son emploi précédent et a saisi la justice pour manquement grave. La Cour de cassation a rejeté sa demande, rappelant que la convention collective autorise le recours à un stage probatoire conditionnant la promotion et le reclassement si échec, ce qui ne constitue pas une faute grave justifiant une résiliation judiciaire.

Jurisprudence
La maladie ne suspend pas le délai de 2 mois pour sanctionner un salarié

Dans ce arrêt, la Cour de cassation rappelle que l’arrêt maladie d’un salarié n’interrompt pas le délai de deux mois prévu pour engager une procédure disciplinaire. L’employeur doit donc initier l’enquête et convoquer le salarié avant l’expiration du délai, sous peine de voir le licenciement déclaré prescrit.

Jurisprudence
Une rupture conventionnelle peut être conclue, selon la Cour de cassation, le lendemain d’un entretien préalable au licenciement

La Cour de cassation confirme que la signature d’une rupture conventionnelle peut intervenir dès le lendemain d’un entretien préalable au licenciement, même en présence d’avertissements et d’un différend. Aucun délai légal n’est imposé, dès lors que le consentement de la salariée n’est pas vicié, ce qui ouvre la voie à une résolution amiable rapide du conflit.

Jurisprudence
Un accord de modulation ne peut déroger au seuil de 1.607 heures qu’avec une clause explicite

Dans une société où un accord de modulation fixe la semaine à 32 h 30, le salarié a réclamé le paiement d’heures supplémentaires dès 1 470 h annuelles, seuil retenu par la cour d’appel. La Cour de cassation a infirmé cet arrêt, rappelant que, sans clause explicite prévoyant un seuil inférieur, le seuil légal de 1 607 h s’applique, imposant aux employeurs de préciser toute dérogation dans l’accord.

Les jurisprudences de février 2015

Le salarié qui prétend avoir reçu une lettre sans notification de licenciement doit le prouver !

Cet arrêt rappelle que, dans un contentieux de licenciement, c’est au salarié de démontrer l’absence de la lettre de notification dans le pli reçu, la charge de la preuve ne pouvant être renversée au profit de l’employeur. En l’espèce, la Cour de cassation a confirmé le rejet de la demande, soulignant l’impossibilité d’imposer à l’employeur la preuve d’un document qui aurait dû être expédié, et rappelle les conséquences pratiques pour les services RH en matière d’envoi et d’archivage des courriers de licenciement.

Quand un vol de documents est « autorisé » par la Cour de cassation !

La Cour de cassation a confirmé que la copie de documents internes, réalisée par un salarié informé d’un licenciement imminent pour préparer sa défense, ne constitue pas un vol pénal. Cette décision rappelle aux employeurs l’importance de sécuriser l’accès aux dossiers sensibles et d’anticiper les risques de récupération d’informations lors d’un contentieux prud’homal.

La modification unilatérale d’un contrat à temps partiel justifie la prise d’acte

Dans cet arrêt, la Cour de cassation rappelle que toute modification unilatérale de la répartition ou de la durée d’un contrat à temps partiel constitue une violation de l’obligation de l’employeur de fournir la prestation de travail convenue et d’en assurer la rémunération. La décision ouvre la voie aux salariés pour obtenir des rappels de salaire et congés payés lorsque l’employeur modifie le planning sans accord.

Quand des primes de servitude sont à intégrer dans le calcul des congés payés

Après que la cour d’appel a exclu les primes de pneu, d’accident, d’entretien et d’assiduité du calcul des congés payés, la Cour de cassation a rappelé que ces indemnités peuvent compenser une servitude permanente et doivent donc être intégrées à l’assiette salariale. Cette décision oblige les services paie à vérifier la nature de leurs primes afin d’ajuster le calcul des indemnités de congés.

Retour à son précédent poste, après une période probatoire insatisfaisante

Après vingt ans d’ancienneté, une cadre de l’ACOSS, titulaire d’un certificat d’auditeur interne, a été placée en stage probatoire à un poste supérieur ; l’évaluation jugée insatisfaisante, elle a été reconduite à son emploi précédent et a saisi la justice pour manquement grave. La Cour de cassation a rejeté sa demande, rappelant que la convention collective autorise le recours à un stage probatoire conditionnant la promotion et le reclassement si échec, ce qui ne constitue pas une faute grave justifiant une résiliation judiciaire.

La maladie ne suspend pas le délai de 2 mois pour sanctionner un salarié

Dans ce arrêt, la Cour de cassation rappelle que l’arrêt maladie d’un salarié n’interrompt pas le délai de deux mois prévu pour engager une procédure disciplinaire. L’employeur doit donc initier l’enquête et convoquer le salarié avant l’expiration du délai, sous peine de voir le licenciement déclaré prescrit.

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