Rupture du contrat & départ

La rubrique « Rupture du contrat & départ » recense l’ensemble des modalités de séparation entre l’employeur et le salarié. Vous y trouverez les règles applicables à la démission, au départ et à la mise à la retraite, ainsi qu’à la fin de CDD et à la rupture de la période d’essai. Elle détaille également les procédures de licenciement et de rupture conventionnelle, et précise les indemnités et les documents de fin de contrat à fournir. Chaque partie propose les obligations légales, les délais à respecter et les impacts sur la paie.
Édition du vendredi 9 octobre 2026 • 721 actualités • 1 192 documents
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Sur la volonté claire et non équivoque de démissionner...

Pour que la démission soit valable, la volonté du salarié de rompre son contrat doit être claire et non équivoque.

Droit du travail

La durée d'indemnisation du chômage va baisser pour les ruptures conventionnelles conclues à partir du 1er septembre 2026

La loi autorisant la baisse de la durée d’indemnisation chômage des salariés ayant conclu une rupture conventionnelle individualisée a été publiée au Journal officiel du 11 juin. Sa mise en œuvre est actée via la publication de l’avenant qui modifie la convention d’assurance chômage.

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La rubrique « Rupture du contrat &amp; départ » recense l’ensemble des modalités de séparation entre l’employeur et le salarié. Vous y trouverez les règles applicables à la <a href="/rupture-contrat/demission/">démission</a>, au <a href="/rupture-contrat/depart-mise-retraite/">départ et à la mise à la retraite</a>, ainsi qu’à la <a href="/rupture-contrat/fin-cdd-rupture-periode-essai/">fin de CDD et à la rupture de la période d’essai</a>. Elle détaille également les procédures de <a href="/rupture-contrat/licenciement/">licenciement</a> et de <a href="/rupture-contrat/rupture-conventionnelle/">rupture conventionnelle</a>, et précise les <a href="/rupture-contrat/indemnites-documents-fin-contrat/">indemnités et les documents de fin de contrat</a> à fournir. Chaque partie propose les obligations légales, les délais à respecter et les impacts sur la paie.

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Cadre dirigeant sans contrat de travail : des heures supplémentaires sont dues !
Jurisprudence
Heures supplémentaires
Contrat de travail

Une décision de la Cour de cassation confirme que, même pour un cadre dirigeant bénéficiant d’un forfait, l’absence de mention écrite des modalités d’exercice des responsabilités – exigée par la convention collective – empêche l’employeur de se soustraire aux heures supplémentaires et aux repos compensateurs. Cette jurisprudence rappelle l’obligation de formaliser le forfait dans le contrat sous peine de devoir payer les heures excédentaires.

Le statut de DRH peut aggraver les fautes commises
Jurisprudence
Licenciement

La Cour de cassation confirme que, pour une directrice des ressources humaines, des fraudes sur les notes de frais – double remboursement de 108 € et demande de 1 580 € sans dépense réelle – constituent une faute grave justifiant le licenciement. Cette décision rappelle que la fonction RH implique une responsabilité accrue en matière de confiance et impose aux employeurs une vigilance renforcée sur les procédures de remboursement.

Remettre trop tôt les documents de fin de contrat lors d’une rupture conventionnelle est risqué
Jurisprudence
Rupture conventionnelle

Remettre l’attestation Pôle emploi et le reçu de solde de tout compte avant l’homologation de la rupture conventionnelle expose l’employeur à un licenciement considéré comme non motivé, comme l’a rappelé la Cour de cassation. Cette décision rappelle l’importance d’attendre la validation officielle pour sécuriser la fin du contrat et éviter un contentieux.

Licenciement du salarié absent pour maladie
Jurisprudence
Licenciement

La Cour de cassation a validé le licenciement d’un directeur d’association absent pour maladie, en estimant que le remplacement définitif était justifié dès que l’absence perturbait le fonctionnement de l’organisme. Le jugement précise trois critères indispensables : un délai raisonnable avant le remplacement, le recours à un CDI pour assurer temporairement les fonctions, puis la création d’un nouveau CDI pour le poste libéré.

Une rupture conventionnelle avec une indemnité inférieure à la valeur légale et une date de rupture erronée est-elle nulle ?
Jurisprudence
Rupture conventionnelle

Cette affaire montre que, même si l’indemnité versée est inférieure au minimum légal et que la date de fin précède l’homologation, la rupture conventionnelle n’est pas automatiquement déclarée nulle. La Cour de cassation impose toutefois une rectification de la date et le paiement éventuel d’un complément, rappelant aux employeurs l’importance de respecter scrupuleusement les exigences de forme.

Prise d’acte injustifiée pour avoir laissé des clients fumer dans l’entreprise
Jurisprudence
RH
Prise acte rupture contrat travail
Prud'hommes

N’est pas justifiée la prise d’acte au motif que l’employeur avait laissé des clients fumer dans l’entreprise, la salariée n’ayant jamais eu accès aux locaux où les clients fumaient et qu’ils ne fumaient jamais en la présence de celle-ci.

Faute grave pour… vol de parapluie ?
Jurisprudence
Licenciement

Une assistante d’agence licenciée en 2012 pour le vol d’un parapluie a vu la Cour de cassation confirmer que cet acte ne constituait ni faute grave ni cause réelle et sérieuse de licenciement. L’arrêt rappelle aux employeurs l’obligation d’évaluer la gravité et la proportionnalité des faits avant de prononcer une rupture.

Quand une sanction injustifiée est suivie d’une rupture conventionnelle
Jurisprudence
Rupture conventionnelle

Dans cet arrêt, la Cour de cassation a confirmé que la signature d’une rupture conventionnelle peut être annulée lorsqu’elle intervient après une sanction disciplinaire injustifiée et une procédure de licenciement amorcée, considérant le consentement du salarié vicié. L’affaire rappelle aux employeurs de séparer strictement les mesures disciplinaires des négociations de rupture pour éviter la requalification en licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Licenciement d’un salarié qui ne sait ni lire ni écrire : pas de procédure particulière !
Jurisprudence
Licenciement
Rupture contrat de travail

La Cour de cassation a rappelé que, même pour un salarié illettré, aucune procédure particulière n’est exigée pour la notification du licenciement ; une lettre recommandée suffit. En revanche, l’absence d’entretien préalable reste une irrégularité de forme, même si elle n’affecte pas la réalité du motif, imposant aux services RH de veiller à respecter scrupuleusement cette étape.

Pas de transaction sans notification par lettre recommandée
Jurisprudence
Transaction

La Cour de cassation a confirmé que, même après une transaction, un licenciement notifié sans lettre recommandée est irrégulier et rend la convention nulle. Les employeurs doivent donc respecter scrupuleusement la forme de notification sous peine de voir leurs accords annulés et d’exposer l’entreprise à de nouvelles actions prud’homales.

Démission : 1 mois après le salarié se rétracte
Jurisprudence
Démission

Après avoir remis sa démission le 12 décembre 2005, un directeur de réseau se rétracte un mois plus tard et saisit les prud’hommes, estimant que son départ n’était pas volontaire. La jurisprudence de la Cour de cassation confirme que, faute de volonté claire, la rupture est requalifiée en licenciement sans cause réelle et sérieuse, ouvrant droit aux indemnités et au paiement de la partie variable.

Quand une transaction interdit toute possibilité d’action en justice
Jurisprudence
Transaction

Dans une affaire où un salarié, licencié pour faute grave, a signé une transaction déclarant ne plus rien réclamer à son employeur, la Cour de cassation a confirmé que cette clause exclut même les demandes de dommages‑intérêts pour perte de salaire et indemnité de préavis. Le jugement rappelle l’importance de rédiger avec précision les libérations de droit, sous peine de perdre toute action prud’homale.

Inaptitude du salarié : l’employeur doit proposer un reclassement même si cela semble impossible
Jurisprudence
Indemnité de licenciement
ITI (Indemnité Temporaire d’Inaptitude)

Dans cet arrêt, la Cour de cassation rappelle que l’obligation de reclassement incombe à l’employeur, même lorsque le médecin du travail estime qu’aucune offre n’est possible. L’absence de proposition concrète, notamment au sein du groupe, conduit à un licenciement déclaré sans cause réelle et sérieuse.

Mise à pied notifiée et persistance dans le comportement fautif : le licenciement est licite
Jurisprudence
Indemnité de licenciement
Licenciement

Cette décision de la Cour de cassation précise que l’envoi d’une lettre recommandée de mise à pied suffit à fixer la date de la sanction, même si le salarié n’a pas encore accusé réception. Ainsi, tout manquement répété après cet envoi peut légitimement entraîner un licenciement pour faute grave, rappelant aux employeurs l’importance de respecter les délais de notification.

Entretien préalable reporté : le délai d’un mois aussi ?
Jurisprudence
Indemnité de licenciement
Licenciement

La Cour de cassation a confirmé que, lorsqu’un entretien préalable est reporté pour cause d’incapacité médicale du salarié, le délai d’un mois prévu avant le licenciement ne se calcule pas à partir de la date initialement fixée, mais à partir de la nouvelle convocation. Cette précision modifie la façon dont les employeurs doivent planifier les procédures disciplinaires et limite les risques de contentieux.

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