Actualité sociale de février 2012

25 actualités et 8 jurisprudences publiées en février 2012.

Les temps forts

Une mise à pied conservatoire doit être suivie…rapidement d’un licenciement !

Dans cet arrêt, la Cour de cassation rappelle que la mise à pied conservatoire ne peut être différée : si l’employeur attend plus d’une semaine avant de convoquer le salarié à l’entretien préalable, la suspension devient disciplinaire et le licenciement peut être annulé. Les employeurs doivent donc planifier immédiatement la procédure disciplinaire pour sécuriser la décision.

Salariés en forfait jours : le Plafond de Sécurité Sociale n’est pas proratisé !

Une décision de la Cour de cassation vient de confirmer que le plafond de la Sécurité sociale ne peut pas être réduit pour les salariés soumis au forfait‑jours, faute de pouvoir justifier un état d’heures. Cette précision impose aux employeurs de conserver le plafond complet dans le calcul des cotisations, sous peine de redressement URSSAF.

La clause de dédit-formation en cas de… prise d’acte rupture contrat de travail

Cette décision de la Cour de cassation précise que la clause de dédit‑formation ne s’applique que si la rupture du contrat est imputable au salarié. En requalifiant la prise d’acte en licenciement sans cause réelle et sérieuse, la juridiction a exclu toute obligation de remboursement, rappelant aux employeurs de vérifier le motif de la rupture avant d’invoquer la clause.

Tout février 2012, jour par jour

Jurisprudence
Le CDD de remplacement ne concerne… qu’un seul salarié !

Une salariée d’une enseigne de grande distribution a vu plusieurs CDD successifs, censés couvrir le remplacement de différents collègues, requalifiés en CDI par la Cour de cassation. La décision rappelle que le contrat à durée déterminée ne peut être utilisé pour remplacer plusieurs salariés simultanément, sous peine de perdre la qualification temporaire et d’engager des obligations de droit permanent.

Jurisprudence
Période d’essai pour un cadre : un an, c’est… trop long !

La Cour de cassation vient de juger qu’une période d’essai de 11 mois et demi pour un cadre, même renouvelée, excède les limites raisonnables du droit du travail. Cette décision rappelle aux employeurs les plafonds à respecter et prévient les risques de contentieux liés à des essais prolongés.

Jurisprudence
Quand un rendez-vous à l’hôtel se termine en licenciement…

La Cour de cassation valide le licenciement d’un directeur d’agence bancaire pour faute grave après un rendez‑vous dans une chambre d’hôtel avec une subordonnée, estimant que l’abus de pouvoir et le harcèlement moral relèvent du champ professionnel hors des heures de travail. Cette décision rappelle aux employeurs que les comportements sexuels exercés sous l’autorité d’un manager peuvent justifier un licenciement, quelles que soient circonstances.

Jurisprudence
La clause de dédit-formation en cas de… prise d’acte rupture contrat de travail

Cette décision de la Cour de cassation précise que la clause de dédit‑formation ne s’applique que si la rupture du contrat est imputable au salarié. En requalifiant la prise d’acte en licenciement sans cause réelle et sérieuse, la juridiction a exclu toute obligation de remboursement, rappelant aux employeurs de vérifier le motif de la rupture avant d’invoquer la clause.

Jurisprudence
Un licenciement pour des… boucles d’oreille est discriminatoire !

Le licenciement d’un chef de rang pour avoir conservé ses boucles d’oreilles a été jugé discriminatoire, la Cour de cassation confirmant la décision de la cour d’appel. Cette affaire rappelle que toute restriction liée à l’apparence physique doit être justifiée objectivement, sous peine de voir le licenciement invalidé et l’employeur exposé à des dommages‑intérêts.

Jurisprudence
Une mise à pied conservatoire doit être suivie…rapidement d’un licenciement !

Dans cet arrêt, la Cour de cassation rappelle que la mise à pied conservatoire ne peut être différée : si l’employeur attend plus d’une semaine avant de convoquer le salarié à l’entretien préalable, la suspension devient disciplinaire et le licenciement peut être annulé. Les employeurs doivent donc planifier immédiatement la procédure disciplinaire pour sécuriser la décision.

Jurisprudence
Salariés en forfait jours : le Plafond de Sécurité Sociale n’est pas proratisé !

Une décision de la Cour de cassation vient de confirmer que le plafond de la Sécurité sociale ne peut pas être réduit pour les salariés soumis au forfait‑jours, faute de pouvoir justifier un état d’heures. Cette précision impose aux employeurs de conserver le plafond complet dans le calcul des cotisations, sous peine de redressement URSSAF.

Les jurisprudences de février 2012

Le CDD de remplacement ne concerne… qu’un seul salarié !

Une salariée d’une enseigne de grande distribution a vu plusieurs CDD successifs, censés couvrir le remplacement de différents collègues, requalifiés en CDI par la Cour de cassation. La décision rappelle que le contrat à durée déterminée ne peut être utilisé pour remplacer plusieurs salariés simultanément, sous peine de perdre la qualification temporaire et d’engager des obligations de droit permanent.

Période d’essai pour un cadre : un an, c’est… trop long !

La Cour de cassation vient de juger qu’une période d’essai de 11 mois et demi pour un cadre, même renouvelée, excède les limites raisonnables du droit du travail. Cette décision rappelle aux employeurs les plafonds à respecter et prévient les risques de contentieux liés à des essais prolongés.

Quand un rendez-vous à l’hôtel se termine en licenciement…

La Cour de cassation valide le licenciement d’un directeur d’agence bancaire pour faute grave après un rendez‑vous dans une chambre d’hôtel avec une subordonnée, estimant que l’abus de pouvoir et le harcèlement moral relèvent du champ professionnel hors des heures de travail. Cette décision rappelle aux employeurs que les comportements sexuels exercés sous l’autorité d’un manager peuvent justifier un licenciement, quelles que soient circonstances.

La clause de dédit-formation en cas de… prise d’acte rupture contrat de travail

Cette décision de la Cour de cassation précise que la clause de dédit‑formation ne s’applique que si la rupture du contrat est imputable au salarié. En requalifiant la prise d’acte en licenciement sans cause réelle et sérieuse, la juridiction a exclu toute obligation de remboursement, rappelant aux employeurs de vérifier le motif de la rupture avant d’invoquer la clause.

Un licenciement pour des… boucles d’oreille est discriminatoire !

Le licenciement d’un chef de rang pour avoir conservé ses boucles d’oreilles a été jugé discriminatoire, la Cour de cassation confirmant la décision de la cour d’appel. Cette affaire rappelle que toute restriction liée à l’apparence physique doit être justifiée objectivement, sous peine de voir le licenciement invalidé et l’employeur exposé à des dommages‑intérêts.

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