Actualité sociale de septembre 2014

29 actualités et 9 jurisprudences publiées en septembre 2014.

Les temps forts

Une attestation Pôle emploi mal remplie cause un préjudice au salarié

Dans ce litige, un directeur d’exploitation licencié conteste une attestation Pôle emploi qui omet son statut de cadre, estimant un préjudice indemnisable. La Cour d’appel a toutefois rejeté la demande, arguant qu’aucune atteinte concrète n’est démontrée et que le salarié a tardé plus de cinq ans à agir. Cette décision rappelle aux employeurs l’obligation de délivrer des attestations exactes, précisant que l’erreur matérielle, seule, ne suffit pas à justifier des dommages‑intérêts.

Pas de période d’essai sur la promesse d’embauche… et pour le contrat de travail ?

La Cour de cassation confirme que l’absence de période d’essai dans une promesse d’embauche n’empêche pas son insertion dans le contrat de travail qui suit, même en CDD. En pratique, l’employeur peut donc prévoir une période d’essai dans le contrat définitif et la rupture pendant celle‑ci est jugée conforme, ce qui incite les RH à vérifier la présence ou l’absence de clause d’essai dès la signature du contrat.

Tout septembre 2014, jour par jour

Actualité
L’utilisation du CICE par les entreprises

Dans un document de septembre 2014, l’INSEE publie une enquête sur l’utilisation du CICE par les entreprises mais également le « poids » du CICE par salarié et selon les secteurs d’activité. ...

Jurisprudence
La salariée tombe enceinte le lendemain de la notification de son licenciement : la rupture est annulée !

Cette décision de la Cour de cassation rappelle que le licenciement d’une salariée enceinte doit être jugé au jour où l’employeur a été informé de la grossesse, même si la notification officielle intervient le lendemain de la lettre de licenciement. Le jugement précise les exigences de preuve et les conséquences financières pour l’entreprise, offrant un repère concret aux services RH.

Actualité
Apprentissage : une nouvelle prime de 1.000 € maintenant !

Au terme de la journée de mobilisation pour l’apprentissage, le Président de la république François Hollande a présenté une série d’actions visant à relancer l’apprentissage en France. Parmi celles-ci figure ...

Jurisprudence
Même un fait unique et isolé peut permettre la rupture d’un CDD pour faute grave

Dans cet arrêt, la Cour de cassation confirme que le refus d’un salarié en CDD d’exécuter une consigne, même isolé, peut être qualifié de faute grave justifiant la rupture anticipée du contrat. Cette décision rappelle aux employeurs l’importance de consigner les faits d’insubordination pour sécuriser leurs actions.

Jurisprudence
La clause de mobilité couvre tout le territoire national : elle est licite selon la Cour de cassation

Dans un arrêt du 12 décembre 2012, la Cour de cassation a confirmé la licéité d’une clause de mobilité qui se limite au « territoire français », estimant qu’elle précise suffisamment la zone d’application et ne laisse pas l’employeur élargir unilatéralement son champ. Cette décision rappelle aux RH l’importance de rédiger des clauses géographiques claires pour éviter des contentieux de licenciement.

Actualité
De nombreux changements sont apportés à la DADS-U 2015

Dans une publication récente sur le site « e-ventail.fr » de la CNAV, sont confirmées aux entreprises les nombreux changements que comportera la future DADS-U 2015, soit celle qui sera établie ...

Jurisprudence
Un dispositif de modulation sans programme indicatif n’est pas valable

Dans une société où un accord d’entreprise prévoit la communication annuelle d’un planning indicatif de modulation, l’absence de ce document a conduit la Cour de cassation à déclarer l’accord inopérant, ouvrant droit à des heures supplémentaires calculées sur la base de 35 h. Cette décision rappelle aux employeurs les obligations de transparence vis‑à‑vis des salariés et des représentants du personnel.

Jurisprudence
Une attestation Pôle emploi mal remplie cause un préjudice au salarié

Dans ce litige, un directeur d’exploitation licencié conteste une attestation Pôle emploi qui omet son statut de cadre, estimant un préjudice indemnisable. La Cour d’appel a toutefois rejeté la demande, arguant qu’aucune atteinte concrète n’est démontrée et que le salarié a tardé plus de cinq ans à agir. Cette décision rappelle aux employeurs l’obligation de délivrer des attestations exactes, précisant que l’erreur matérielle, seule, ne suffit pas à justifier des dommages‑intérêts.

Jurisprudence
Adresser un avertissement ne nécessite pas obligatoirement un entretien préalable

La Cour de cassation confirme que, sauf disposition interne contraire, un avertissement disciplinaire ne requiert pas obligatoirement d’entretien préalable, dès lors qu’il n’a pas d’impact immédiat sur la présence, la fonction ou la rémunération du salarié. Les employeurs doivent donc vérifier leur règlement intérieur ou convention collective avant de prévoir un entretien, sous peine de voir la sanction contestée.

Jurisprudence
Pas de période d’essai sur la promesse d’embauche… et pour le contrat de travail ?

La Cour de cassation confirme que l’absence de période d’essai dans une promesse d’embauche n’empêche pas son insertion dans le contrat de travail qui suit, même en CDD. En pratique, l’employeur peut donc prévoir une période d’essai dans le contrat définitif et la rupture pendant celle‑ci est jugée conforme, ce qui incite les RH à vérifier la présence ou l’absence de clause d’essai dès la signature du contrat.

Jurisprudence
Quand trop de remarques blessantes nuisent à la poursuite du contrat de travail

La Cour de cassation a confirmé que des propos répétés et humiliants d’un supérieur peuvent justifier la requalification d’une démission en prise d’acte, entraînant les effets d’un licenciement nul. L’arrêt souligne l’importance pour le salarié de réunir des attestations concordantes et pour l’employeur de produire des éléments probants sur la relation hiérarchique afin de contester la présomption de harcèlement moral.

Actualité
Les actualités du mois d’août 2014

Nous vous proposons aujourd’hui  un nouveau rendez-vous, qui aura lieu désormais chaque 1er jour du mois, et qui vous proposera un récapitulatif synthétique des actualités marquantes qui se sont produites ...

Les jurisprudences de septembre 2014

La salariée tombe enceinte le lendemain de la notification de son licenciement : la rupture est annulée !

Cette décision de la Cour de cassation rappelle que le licenciement d’une salariée enceinte doit être jugé au jour où l’employeur a été informé de la grossesse, même si la notification officielle intervient le lendemain de la lettre de licenciement. Le jugement précise les exigences de preuve et les conséquences financières pour l’entreprise, offrant un repère concret aux services RH.

Même un fait unique et isolé peut permettre la rupture d’un CDD pour faute grave

Dans cet arrêt, la Cour de cassation confirme que le refus d’un salarié en CDD d’exécuter une consigne, même isolé, peut être qualifié de faute grave justifiant la rupture anticipée du contrat. Cette décision rappelle aux employeurs l’importance de consigner les faits d’insubordination pour sécuriser leurs actions.

La clause de mobilité couvre tout le territoire national : elle est licite selon la Cour de cassation

Dans un arrêt du 12 décembre 2012, la Cour de cassation a confirmé la licéité d’une clause de mobilité qui se limite au « territoire français », estimant qu’elle précise suffisamment la zone d’application et ne laisse pas l’employeur élargir unilatéralement son champ. Cette décision rappelle aux RH l’importance de rédiger des clauses géographiques claires pour éviter des contentieux de licenciement.

Un dispositif de modulation sans programme indicatif n’est pas valable

Dans une société où un accord d’entreprise prévoit la communication annuelle d’un planning indicatif de modulation, l’absence de ce document a conduit la Cour de cassation à déclarer l’accord inopérant, ouvrant droit à des heures supplémentaires calculées sur la base de 35 h. Cette décision rappelle aux employeurs les obligations de transparence vis‑à‑vis des salariés et des représentants du personnel.

Une attestation Pôle emploi mal remplie cause un préjudice au salarié

Dans ce litige, un directeur d’exploitation licencié conteste une attestation Pôle emploi qui omet son statut de cadre, estimant un préjudice indemnisable. La Cour d’appel a toutefois rejeté la demande, arguant qu’aucune atteinte concrète n’est démontrée et que le salarié a tardé plus de cinq ans à agir. Cette décision rappelle aux employeurs l’obligation de délivrer des attestations exactes, précisant que l’erreur matérielle, seule, ne suffit pas à justifier des dommages‑intérêts.

Adresser un avertissement ne nécessite pas obligatoirement un entretien préalable

La Cour de cassation confirme que, sauf disposition interne contraire, un avertissement disciplinaire ne requiert pas obligatoirement d’entretien préalable, dès lors qu’il n’a pas d’impact immédiat sur la présence, la fonction ou la rémunération du salarié. Les employeurs doivent donc vérifier leur règlement intérieur ou convention collective avant de prévoir un entretien, sous peine de voir la sanction contestée.

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