Actualité sociale de février 2014
25 actualités et 8 jurisprudences publiées en février 2014.
Les temps forts
L’employeur ne doit pas être « trop accompagné » lors de l’entretien préalable au licenciement
La Cour de cassation a cassé l’arrêt de la cour d’appel qui validait la présence de trois médecins cogérants à l’entretien préalable d’une salariée, estimant que cette présence a transformé l’entretien en enquête et a donc violé la procédure de licenciement. Cette décision rappelle aux employeurs que l’entretien doit rester un échange limité aux personnes directement concernées, sous peine de nullité et de dommages‑intérêts.
Tout février 2014, jour par jour
Dans cet arrêt, la Cour de cassation confirme que la présence d’un différend entre l’employeur et le salarié n’invalide pas la validité d’une rupture conventionnelle, à condition que la procédure d’entretien et d’homologation soit respectée. Cette décision rappelle aux services RH les exigences de transparence et de consentement libre pour éviter toute requalification en licenciement abusif.
La Cour de cassation a confirmé le licenciement d’une visiteuse médicale qui, malgré les consignes écrites, n’a pas fait réviser son véhicule de fonction aux 30 000 km, entraînant une panne et une facture de 9 000 € pour l’entreprise. Cette décision rappelle que le non‑respect des obligations d’entretien d’un bien mis à disposition peut constituer une cause réelle et sérieuse de rupture du contrat.
La Cour de cassation précise que le statut protecteur du délégué syndical ne s’applique que s’il a été acquis au moins un mois avant la fin du CDD, condition indispensable pour saisir l’inspection du travail. Cette exigence de délai modifie la façon dont les employeurs doivent gérer la rupture d’un CDD lorsqu’un salarié devient délégué, sous peine de voir la décision annulée.
Dans cette affaire, un employeur a fermé son établissement pendant une grève, invoquant des insultes et le jet de fruits sur les salariés non‑grévistes. La Cour de cassation a jugé le lock‑out illicite faute de menace réelle, rappelant que la fermeture ne peut être justifiée que par des circonstances exceptionnelles et expose l’employeur à des dommages‑intérêts.
Dans une affaire de pharmacie, la salariée a signé un reçu de solde de tout compte détaillant plusieurs sommes. En poursuivant l’employeur huit mois plus tard pour d’autres indemnités, la Cour de cassation a confirmé que le reçu ne libère l’entreprise que des montants expressément indiqués, soulignant l’obligation de l’employeur d’inventorier exhaustivement les sommes dues à la rupture.
La Cour de cassation a infirmé la décision de la cour d’appel qui refusait les tickets‑restaurant au salarié en préavis, en rappelant que la convention collective maintient la rémunération pendant les heures de recherche d’emploi. Les titres‑restaurant, considérés comme un avantage en nature, doivent donc être conservés pendant ces absences, imposant aux employeurs de les garantir sous peine de contentieux.
La Cour de cassation a cassé l’arrêt de la cour d’appel qui validait la présence de trois médecins cogérants à l’entretien préalable d’une salariée, estimant que cette présence a transformé l’entretien en enquête et a donc violé la procédure de licenciement. Cette décision rappelle aux employeurs que l’entretien doit rester un échange limité aux personnes directement concernées, sous peine de nullité et de dommages‑intérêts.
Un responsable d’une chaîne de restauration, engagé le 1er février 2000, a vu son contrat suspendu pendant plus de trois ans suite à un accident de travail. La Cour de cassation a rappelé que la fin d’une période d’essai ne peut être déduite d’une simple absence : l’employeur doit obtenir une manifestation claire de la volonté du salarié, sous peine d’annuler la rupture et d’engager la responsabilité de l’entreprise.
Les jurisprudences de février 2014
Un différend n’empêche pas une rupture conventionnelle selon la Cour de cassation
Dans cet arrêt, la Cour de cassation confirme que la présence d’un différend entre l’employeur et le salarié n’invalide pas la validité d’une rupture conventionnelle, à condition que la procédure d’entretien et d’homologation soit respectée. Cette décision rappelle aux services RH les exigences de transparence et de consentement libre pour éviter toute requalification en licenciement abusif.
Quand ne pas entretenir le véhicule de l’entreprise conduit au licenciement
La Cour de cassation a confirmé le licenciement d’une visiteuse médicale qui, malgré les consignes écrites, n’a pas fait réviser son véhicule de fonction aux 30 000 km, entraînant une panne et une facture de 9 000 € pour l’entreprise. Cette décision rappelle que le non‑respect des obligations d’entretien d’un bien mis à disposition peut constituer une cause réelle et sérieuse de rupture du contrat.
Fin de CDD: le salarié doit bénéficier du statut protecteur au moins 1 mois avant le terme du contrat, pour engager la procédure spéciale
La Cour de cassation précise que le statut protecteur du délégué syndical ne s’applique que s’il a été acquis au moins un mois avant la fin du CDD, condition indispensable pour saisir l’inspection du travail. Cette exigence de délai modifie la façon dont les employeurs doivent gérer la rupture d’un CDD lorsqu’un salarié devient délégué, sous peine de voir la décision annulée.
La procédure de « lock-out » nécessite des circonstances exceptionnelles
Dans cette affaire, un employeur a fermé son établissement pendant une grève, invoquant des insultes et le jet de fruits sur les salariés non‑grévistes. La Cour de cassation a jugé le lock‑out illicite faute de menace réelle, rappelant que la fermeture ne peut être justifiée que par des circonstances exceptionnelles et expose l’employeur à des dommages‑intérêts.
Le reçu pour solde de tout compte n’a d’effet libératoire que pour les sommes mentionnées
Dans une affaire de pharmacie, la salariée a signé un reçu de solde de tout compte détaillant plusieurs sommes. En poursuivant l’employeur huit mois plus tard pour d’autres indemnités, la Cour de cassation a confirmé que le reçu ne libère l’entreprise que des montants expressément indiqués, soulignant l’obligation de l’employeur d’inventorier exhaustivement les sommes dues à la rupture.
Des titres-restaurant doivent être attribués au titre des heures pour recherche d’emploi rémunérées
La Cour de cassation a infirmé la décision de la cour d’appel qui refusait les tickets‑restaurant au salarié en préavis, en rappelant que la convention collective maintient la rémunération pendant les heures de recherche d’emploi. Les titres‑restaurant, considérés comme un avantage en nature, doivent donc être conservés pendant ces absences, imposant aux employeurs de les garantir sous peine de contentieux.