Actualité sociale de mars 2013

27 actualités et 8 jurisprudences publiées en mars 2013.

Les temps forts

Rupture conventionnelle et harcèlement ne font pas bon ménage…

The Cour de cassation a confirmé que, lorsqu’un salarié signe une rupture conventionnelle alors qu’il subit un harcèlement moral et des troubles psychologiques, son consentement n’est pas considéré comme libre. L’arrêt requalifie alors la rupture en licenciement sans cause réelle et sérieuse, rappelant aux employeurs la nécessité de vérifier l’absence de pression avant de proposer ce mode de rupture.

Une clause de mobilité dont la zone géographique n’est pas précisée est nulle

La Cour de cassation a confirmé que, lorsqu’une clause de mobilité ne précise pas la zone géographique concernée, elle est réputée nulle et ne peut justifier un licenciement. Les employeurs doivent donc rédiger ces clauses en indiquant clairement les sites ou le périmètre applicable, sous peine de voir leurs décisions de mobilité remises en cause devant les prud’hommes.

Licenciement en raison d’absences répétées : attention au motif !

Une vendeuse, en arrêt maladie prolongé depuis 2008, a été licenciée pour « perturbation du fonctionnement du magasin ». La Cour d’appel a validé ce motif, mais la Cour de cassation l’a annulé, estimant que la justification ne concernait que l’établissement et non l’entreprise. Cette décision rappelle aux employeurs de préciser le lien entre l’absence et la viabilité globale de l’activité avant de prononcer un licenciement.

Tout mars 2013, jour par jour

Jurisprudence
Les coupures illégales d’un temps partiel ne sont assimilables à du temps de travail effectif

La Cour de cassation a confirmé que les pauses supplémentaires non prévues par la loi ou la convention collective ne sont pas considérées comme du temps de travail effectif pour les salariés à temps partiel. Les services RH doivent donc veiller à ce que les horaires et les interruptions soient clairement définis dans le contrat, faute de quoi les demandes de rappel de salaire seront rejetées.

Actualité
Déclaration AGEFIPH : la date butoir approche !

Les entreprises soumises à l’obligation d’emploi d’au moins 6% de leur effectif de personnes reconnues travailleurs handicapés doivent souscrire tous les ans une déclaration. La date butoir approchant (31 mars ...

Jurisprudence
L’indemnité pour travail dissimulé se cumule avec l’indemnité de licenciement

Après un licenciement pour faute grave, le salarié a obtenu, en première instance puis en cassation, le droit de percevoir à la fois l’indemnité forfaitaire prévue pour le travail dissimulé et l’indemnité conventionnelle de licenciement. Cette décision confirme que les deux montants sont cumulables, imposant aux employeurs une vigilance accrue lors de la rupture et offrant aux salariés la possibilité de percevoir l’ensemble de leurs droits.

Jurisprudence
Rupture conventionnelle et harcèlement ne font pas bon ménage…

The Cour de cassation a confirmé que, lorsqu’un salarié signe une rupture conventionnelle alors qu’il subit un harcèlement moral et des troubles psychologiques, son consentement n’est pas considéré comme libre. L’arrêt requalifie alors la rupture en licenciement sans cause réelle et sérieuse, rappelant aux employeurs la nécessité de vérifier l’absence de pression avant de proposer ce mode de rupture.

Actualité
CICE pour les salariés à temps partiel

Comme cela est le cas pour la détermination de la réduction FILLON, les gestionnaires de paie doivent apporter une attention toute particulière à la détermination du CICE en cas de ...

Actualité
Contrat de génération : 4.000 € par an

Dans une information publiée sur le site de la Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), en date du 5/03/2013, le montant des aides prévisibles dans le cadre du ...

Jurisprudence
Licenciement en raison d’absences répétées : attention au motif !

Une vendeuse, en arrêt maladie prolongé depuis 2008, a été licenciée pour « perturbation du fonctionnement du magasin ». La Cour d’appel a validé ce motif, mais la Cour de cassation l’a annulé, estimant que la justification ne concernait que l’établissement et non l’entreprise. Cette décision rappelle aux employeurs de préciser le lien entre l’absence et la viabilité globale de l’activité avant de prononcer un licenciement.

Actualité
CICE : les obligations déclaratives fiscales

Dans sa publication du 26 février 2013, extraite du BO des impôts, l’administration fiscale donne des précisions importantes sur les obligations déclaratives que doivent remplir les entreprises vis-à-vis du CICE. ...

Actualité
Accord sur le régime des retraites complémentaires

Au terme de la négociation entre les partenaires sociaux qui s’est achevé le 13 mars 2013, un ANI a été élaboré. De nombreuses modifications devraient être apportées au régime actuel ...

Jurisprudence
Des faits commis hors du travail par l’employeur peuvent justifier une prise d’acte

Dans cette affaire, une pharmacienne en arrêt maladie voit son employeur l’interpeller violemment dans son club de bridge, exigeant son arrêt de travail. La Cour de cassation retient que cet agissement, bien que hors du temps et du lieu de travail, constitue un manquement grave justifiant la prise d’acte et ouvrant droit à des indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Actualité
CICE : les obligations déclaratives sociales

Dans sa publication du 26 février 2013, extraite du BO des impôts, l’administration fiscale donne des précisions importantes sur les obligations déclaratives que doivent remplir les entreprises vis-à-vis du CICE....

Jurisprudence
Quand la comptable modifie son propre bulletin de salaire…

Cette décision de la Cour de cassation rappelle que la modification, même discrète, d’un indice de classification sur son propre bulletin constitue une faute grave justifiant le licenciement. Elle souligne l’obligation de transparence des salariés en charge de la paie et incite les employeurs à renforcer leurs contrôles internes.

Jurisprudence
La prise d’acte de la rupture par un salarié protégé produit les effets d’un licenciement nul

Dans cet arrêt, la Cour de cassation précise que lorsqu’un salarié bénéficiant d’une protection (membre du comité d’entreprise) justifie sa prise d’acte de rupture par des manquements de l’employeur, la rupture est qualifiée de licenciement nul. Le salarié peut ainsi obtenir une indemnité équivalente aux salaires qui auraient dû être versés jusqu’à la fin de la période de protection.

Actualité
La DSN : c’est maintenant !

La première phase de mise en œuvre opérationnelle de la DSN a été lancée officiellement le 19 février 2013. Nous faisons le point sur ce nouveau dispositif dont l’objectif est ...

Actualité
La réduction FILLON 2013 et ses calculs complexes

Comme nous l’indiquions dans un précédent article, que vous pouvez retrouver en cliquant ici, la réduction FILLON est à l’origine de nombreux calculs compliqués, que notre outil RH proposé sur ...

Jurisprudence
Une clause de mobilité dont la zone géographique n’est pas précisée est nulle

La Cour de cassation a confirmé que, lorsqu’une clause de mobilité ne précise pas la zone géographique concernée, elle est réputée nulle et ne peut justifier un licenciement. Les employeurs doivent donc rédiger ces clauses en indiquant clairement les sites ou le périmètre applicable, sous peine de voir leurs décisions de mobilité remises en cause devant les prud’hommes.

Actualité
Contrats de génération : la loi est publiée au JO

La loi confirmant l’entrée en vigueur du dispositif « contrat de génération » est promulguée au JO de ce jour, 3 mars 2013. Nous vous proposons dans le présent article de prendre ...

Actualité
Les rémunérations prises en compte pour le CICE

Nous poursuivons notre revue en détails des dernières informations communiquées par les services fiscaux, en date du  26 février 2013, extraites du BO des impôts. Nous abordons dans le présent ...

Les jurisprudences de mars 2013

Les coupures illégales d’un temps partiel ne sont assimilables à du temps de travail effectif

La Cour de cassation a confirmé que les pauses supplémentaires non prévues par la loi ou la convention collective ne sont pas considérées comme du temps de travail effectif pour les salariés à temps partiel. Les services RH doivent donc veiller à ce que les horaires et les interruptions soient clairement définis dans le contrat, faute de quoi les demandes de rappel de salaire seront rejetées.

L’indemnité pour travail dissimulé se cumule avec l’indemnité de licenciement

Après un licenciement pour faute grave, le salarié a obtenu, en première instance puis en cassation, le droit de percevoir à la fois l’indemnité forfaitaire prévue pour le travail dissimulé et l’indemnité conventionnelle de licenciement. Cette décision confirme que les deux montants sont cumulables, imposant aux employeurs une vigilance accrue lors de la rupture et offrant aux salariés la possibilité de percevoir l’ensemble de leurs droits.

Rupture conventionnelle et harcèlement ne font pas bon ménage…

The Cour de cassation a confirmé que, lorsqu’un salarié signe une rupture conventionnelle alors qu’il subit un harcèlement moral et des troubles psychologiques, son consentement n’est pas considéré comme libre. L’arrêt requalifie alors la rupture en licenciement sans cause réelle et sérieuse, rappelant aux employeurs la nécessité de vérifier l’absence de pression avant de proposer ce mode de rupture.

Licenciement en raison d’absences répétées : attention au motif !

Une vendeuse, en arrêt maladie prolongé depuis 2008, a été licenciée pour « perturbation du fonctionnement du magasin ». La Cour d’appel a validé ce motif, mais la Cour de cassation l’a annulé, estimant que la justification ne concernait que l’établissement et non l’entreprise. Cette décision rappelle aux employeurs de préciser le lien entre l’absence et la viabilité globale de l’activité avant de prononcer un licenciement.

Des faits commis hors du travail par l’employeur peuvent justifier une prise d’acte

Dans cette affaire, une pharmacienne en arrêt maladie voit son employeur l’interpeller violemment dans son club de bridge, exigeant son arrêt de travail. La Cour de cassation retient que cet agissement, bien que hors du temps et du lieu de travail, constitue un manquement grave justifiant la prise d’acte et ouvrant droit à des indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Quand la comptable modifie son propre bulletin de salaire…

Cette décision de la Cour de cassation rappelle que la modification, même discrète, d’un indice de classification sur son propre bulletin constitue une faute grave justifiant le licenciement. Elle souligne l’obligation de transparence des salariés en charge de la paie et incite les employeurs à renforcer leurs contrôles internes.

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