Actualité sociale de septembre 2012
26 actualités et 8 jurisprudences publiées en septembre 2012.
Les temps forts
On peut refuser d’obéir à un ordre… s’il est contraire à la loi !
Un conducteur routier licencié pour avoir refusé une amplitude de travail de 12 h 37 a obtenu gain de cause devant la Cour de cassation, qui a jugé le licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse. Cette décision rappelle que tout ordre contraire à la réglementation ne peut justifier de sanctions disciplinaires, et elle renvoie l’affaire devant une nouvelle cour d’appel.
Comment calculer une période d’essai après plusieurs CDD ?
La Cour de cassation a confirmé que les jours travaillés sous plusieurs CDD successifs pour le même poste doivent être soustraits de la période d’essai prévue dans le contrat suivant, même si ces CDD sont très courts. Cette jurisprudence oblige les employeurs à recalculer la durée de l’essai en tenant compte de l’ancienneté acquise, sous peine de voir la rupture jugée abusive et d’engager la responsabilité de l’entreprise.
Tout septembre 2012, jour par jour
Cet arrêt montre que la simple constatation d’inaptitude ne suffit pas à justifier un licenciement immédiat ; l’employeur doit d’abord engager une recherche de reclassement réelle, même dans une petite structure, sous peine d’annulation du licenciement. En pratique, cela impose de documenter la recherche de poste compatible avant toute notification, sous peine de voir le licenciement requalifié d’abusif.
Un conducteur routier licencié pour avoir refusé une amplitude de travail de 12 h 37 a obtenu gain de cause devant la Cour de cassation, qui a jugé le licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse. Cette décision rappelle que tout ordre contraire à la réglementation ne peut justifier de sanctions disciplinaires, et elle renvoie l’affaire devant une nouvelle cour d’appel.
Le licenciement d’un directeur de foyers de travailleurs migrants, motivé par le non‑paiement de loyers qu’il devait percevoir pour l’association, a été confirmé par la Cour de cassation. Cette décision rappelle que le défaut de recouvrement, même lorsqu’il touche la vie privée du salarié, constitue un trouble objectif justifiant la rupture du contrat.
Un chef des ventes, engagé en 1989, a vu son poste remplacé par un subordonné, a subi des remarques humiliantes en réunion avec le PDG et des pressions pour le pousser à démissionner. La justice a reconnu le harcèlement moral, rejetant le licenciement pour inaptitude et confirmant le droit du salarié à une résiliation judiciaire. Cette décision rappelle aux employeurs les risques juridiques liés à tout déclassement ou pression visant la démission.
La Cour de cassation a infirmé l’arrêt d’appel qui qualifiait une lettre du 7 avril 2006 d’offre d’embauche réversible, en reconnaissant qu’un écrit précisant le poste et la date d’entrée constitue une promesse d’embauche. Le non‑respect de cet engagement expose l’employeur à des dommages‑intérêts, rappelant l’importance de préciser clairement la nature et la durée de validité de toute proposition.
Le licenciement d’un directeur général, assorti d’une dispense de préavis, a soulevé la question de la restitution du véhicule de fonction prévu au contrat. La Cour de cassation a finalement jugé que, même en cas de clause contractuelle, le salarié dispensé n’est pas tenu de rendre le véhicule, infirmant ainsi la décision de la cour d’appel.
La Cour de cassation a confirmé que les jours travaillés sous plusieurs CDD successifs pour le même poste doivent être soustraits de la période d’essai prévue dans le contrat suivant, même si ces CDD sont très courts. Cette jurisprudence oblige les employeurs à recalculer la durée de l’essai en tenant compte de l’ancienneté acquise, sous peine de voir la rupture jugée abusive et d’engager la responsabilité de l’entreprise.
Une gouvernante, engagée depuis 2001, a choisi de travailler le dimanche alors que son contrat prévoyait ce jour comme repos. Malgré un avertissement, elle a maintenu son comportement, ce qui a été qualifié d’insubordination et a conduit la Cour de cassation à confirmer son licenciement pour faute grave. Cette décision rappelle aux employeurs et salariés l’obligation de respecter le repos hebdomadaire sous peine de sanctions disciplinaires.
Les jurisprudences de septembre 2012
Inaptitude et licenciement : pas le même jour !
Cet arrêt montre que la simple constatation d’inaptitude ne suffit pas à justifier un licenciement immédiat ; l’employeur doit d’abord engager une recherche de reclassement réelle, même dans une petite structure, sous peine d’annulation du licenciement. En pratique, cela impose de documenter la recherche de poste compatible avant toute notification, sous peine de voir le licenciement requalifié d’abusif.
On peut refuser d’obéir à un ordre… s’il est contraire à la loi !
Un conducteur routier licencié pour avoir refusé une amplitude de travail de 12 h 37 a obtenu gain de cause devant la Cour de cassation, qui a jugé le licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse. Cette décision rappelle que tout ordre contraire à la réglementation ne peut justifier de sanctions disciplinaires, et elle renvoie l’affaire devant une nouvelle cour d’appel.
Licencié pour ne pas avoir payé les loyers à… son entreprise !
Le licenciement d’un directeur de foyers de travailleurs migrants, motivé par le non‑paiement de loyers qu’il devait percevoir pour l’association, a été confirmé par la Cour de cassation. Cette décision rappelle que le défaut de recouvrement, même lorsqu’il touche la vie privée du salarié, constitue un trouble objectif justifiant la rupture du contrat.
Pousser son salarié à démissionner, c’est le… harceler !
Un chef des ventes, engagé en 1989, a vu son poste remplacé par un subordonné, a subi des remarques humiliantes en réunion avec le PDG et des pressions pour le pousser à démissionner. La justice a reconnu le harcèlement moral, rejetant le licenciement pour inaptitude et confirmant le droit du salarié à une résiliation judiciaire. Cette décision rappelle aux employeurs les risques juridiques liés à tout déclassement ou pression visant la démission.
Une promesse d’embauche non respectée : versement de dommages et intérêts !
La Cour de cassation a infirmé l’arrêt d’appel qui qualifiait une lettre du 7 avril 2006 d’offre d’embauche réversible, en reconnaissant qu’un écrit précisant le poste et la date d’entrée constitue une promesse d’embauche. Le non‑respect de cet engagement expose l’employeur à des dommages‑intérêts, rappelant l’importance de préciser clairement la nature et la durée de validité de toute proposition.
Dispense de préavis et… véhicule de fonction
Le licenciement d’un directeur général, assorti d’une dispense de préavis, a soulevé la question de la restitution du véhicule de fonction prévu au contrat. La Cour de cassation a finalement jugé que, même en cas de clause contractuelle, le salarié dispensé n’est pas tenu de rendre le véhicule, infirmant ainsi la décision de la cour d’appel.