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Salariés élus locaux : Quelles sont les nouvelles autorisations d'absence ?

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Depuis le 20 août 2026, les salariés élus locaux bénéficient de nouvelles autorisations d’absence pour participer à certaines commémorations nationales ou mettre en œuvre des mesures de sûreté prescrites par le maire. Deux décrets précisent les événements concernés et les modalités d’information de l’employeur.

Depuis le 20 août 2026, les salariés exerçant un mandat local bénéficient de nouvelles autorisations d’absence. L’employeur doit notamment leur permettre de participer à certaines commémorations nationales ou de mettre en œuvre les mesures de sûreté prescrites par le maire.

Élus locaux : Quelle est la liste des absences autorisées ?

L’employeur est tenu de laisser au salarié membre d’un conseil municipal le temps nécessaire pour se rendre et participer à certaines fêtes légales, commémorations et journées nationales.

Le décret n° 2026-801 du 18 août 2026 fixe la liste des événements ouvrant droit à une autorisation d’absence :

Date Événement
11 mars journée nationale d'hommage aux victimes du terrorisme
19 mars journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc
7 avril commémoration annuelle du génocide des Tutsis
24 avril commémoration annuelle du génocide arménien de 1915
Le dernier dimanche d'avril journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation
9 mai journée de l'Europe, commémoration de la déclaration Schuman
Le 2e dimanche de mai fête nationale de Jeanne d'Arc, fête du patriotisme
10 mai journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions
23 mai journée nationale en hommage aux victimes de l'esclavage
27 mai journée nationale de la Résistance
8 juin journée nationale d'hommage aux “morts pour la France” en Indochine
18 juin journée nationale commémorative de l'appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l'ennemi
12 juillet journée de commémoration nationale de la reconnaissance de l'innocence d'Alfred Dreyfus
16 juillet journée nationale à la mémoire des victimes de crimes racistes et antisemites de l'État français et d'hommage aux “Justes” de France si ce jour est un dimanche (sinon, elle est reportée au dimanche suivant)
25 septembre journée nationale d'hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives
5 décembre journée nationale d'hommage aux “morts pour la France” de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie
27 avril (Mayotte)
22 mai (Martinique)
27 mai (Guadeloupe et Saint-Martin)
10 juin (Guyane)
9 octobre (Saint-Barthélemy)
20 décembre (La Réunion)
journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage

La durée de l’absence n’est pas fixée à l’avance. Le salarié doit bénéficier du temps nécessaire pour se rendre à l’événement et y participer.

Dès qu’il connaît la date et la durée de l’absence envisagée, le salarié doit en informer son employeur par écrit.

Élus locaux : Une absence possible pour mettre en œuvre des mesures de sûreté

Le salarié élu municipal bénéficie également du temps nécessaire pour mettre en œuvre les mesures de sûreté prescrites par le maire en cas de danger grave ou imminent.

Ces mesures peuvent notamment être prises à la suite d’un incendie, d’une inondation, d’une rupture de digue, d’un éboulement de terrain, d’une avalanche ou d’une maladie épidémique ou contagieuse.

Compte tenu du caractère urgent de la situation, le salarié doit informer immédiatement son employeur, par tout moyen, de la nature, de l’objet et de la durée de l’absence envisagée. Il doit ensuite confirmer ces informations par écrit dans un délai maximal de 48 heures.

Le décret n° 2026-800 du 17 août 2026 étend également ces dispositions aux élus des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre.

Comment sont rémunérés les absences des élus locaux ?

L’employeur n’est pas tenu de rémunérer ces temps d’absence. Toutefois, les pertes de revenus subies par un élu municipal ne percevant pas d’indemnité de fonction peuvent être compensées par la commune, dans certaines limites.

Ces absences sont assimilées à du temps de travail effectif pour le calcul de l’ancienneté et des droits à congés payés. Le salarié ne peut pas non plus être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’un déclassement professionnel en raison de l’exercice de son mandat.

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