Des accès illégitimes à certaines données détenues par la DGFiP ont eu lieu en juin et juillet 2026. Plus de 250 000 professionnels sont concernés. Ils sont informés individuellement à compter du 24 août 2026.
Plus de 250 000 professionnels concernés
En juin et juillet 2026, un acteur malveillant a accédé à certaines données du système d’information de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP). Ces accès ont été rendus possibles par l’usurpation des identifiants d’agents publics.
Les accès frauduleux ont été détectés et interrompus dès cette période. Toutefois, le vol de données, réalisé par contournement des circuits habituels, n’a été établi qu’à partir du 12 août 2026.
Un peu plus de 250 000 professionnels sont concernés. À compter du 24 août, la DGFiP leur adresse un message d’information par courriel ou, lorsqu’elle ne dispose pas d’une adresse électronique, par courrier. Ce message précise les données susceptibles d’avoir été consultées ou extraites ainsi que les mesures de vigilance à adopter.
Il ne contient aucun lien direct vers l’espace professionnel et ne demande aucune information confidentielle.
Quelles données ont pu être consultées ou extraites ?
Pour les professionnels, les données concernées sont le numéro SIREN, la dénomination et l’adresse de l’entreprise. Des informations générales relatives aux échanges effectués depuis la messagerie d’impots.gouv.fr ont également pu être consultées.
Il peut notamment s’agir de l’identifiant et de la date de la demande, du service chargé du suivi, de la nature du formulaire utilisé ou encore de son statut. En revanche, le contenu des messages n’a pas été divulgué.
Les déclarations fiscales, les paiements réalisés depuis l’espace professionnel et les coordonnées bancaires n’ont pas été consultés. Sur un périmètre distinct, certaines données cadastrales relatives aux adresses et aux surfaces de biens immobiliers ont aussi été concernées.
L’espace professionnel n’a pas été compromis
Le site impots.gouv.fr ainsi que les espaces Finances publiques des particuliers et des professionnels n’ont pas été compromis. Les mots de passe permettant d’accéder aux espaces professionnels ne font pas partie des données dérobées.
Il n’est donc pas nécessaire de modifier son mot de passe à la suite de cet incident. Les entreprises peuvent continuer à utiliser normalement les services en ligne proposés par la DGFiP.
Une vigilance renforcée face aux tentatives d’escroquerie
Le principal risque réside dans l’utilisation des informations dérobées pour rendre plus crédible une tentative de fraude. La DGFiP recommande donc aux professionnels de rester vigilants face à toute sollicitation inhabituelle.
Aucun identifiant, mot de passe, code ou renseignement bancaire ne doit être communiqué en réponse à un courriel, un SMS ou un appel téléphonique. Pour accéder à son espace professionnel, il convient de se connecter directement sur impots.gouv.fr, sans utiliser un lien reçu dans un message.
En cas de tentative de fraude, celle-ci peut être signalée sur Cybermalveillance.gouv.fr. Si un préjudice est constaté, l’entreprise doit déposer plainte.
La facturation électronique n’est pas concernée
La DGFiP précise que ces accès illégitimes sont sans lien avec la facturation électronique. Ils n’ont pas concerné ni ses infrastructures ni les plateformes agréées.
Les professionnels peuvent consulter la FAQ dédiée aux entreprises publiée par la DGFiP pour connaître le détail de l’incident et les précautions à prendre.