Le mécanisme de présomption de démission en cas d'abandon de poste, introduit fin 2022, a considérablement modifié la gestion des situations d'absentéisme volontaire non justifié.
Mais lorsque le salarié concerné bénéficie d'une protection liée à un mandat représentatif, sa mise en œuvre soulève une question épineuse que ni le législateur ni la Cour de cassation n'ont encore tranchée : l'employeur doit-il obtenir l'autorisation préalable de l'inspection du travail avant de constater la démission présumée ?
La publication du nouveau guide de la Direction générale du travail (DGT) sur la rupture du contrat de travail des salariés protégés en juin 2026 apporte une réponse administrative sans pour autant clore le débat.
Rappel du mécanisme : la présomption de démission en cas d'abandon de poste
Depuis la loi du 21 décembre 2022, l'employeur confronté à un salarié qui quitte volontairement son poste sans justification dispose d'une alternative à la procédure