Cet article a été publié il y a 6 ans, il est donc possible qu'il ne soit plus à jour.

  • Actualité
  • RH
  • Convention forfait

Mélanger convention de forfait jours avec forfait mensuel en heures conduit à la résiliation judiciaire du contrat de travail

Nous vous proposons aujourd’hui un arrêt de la Cour de cassation qui a retenu toute notre attention, il y est question d’une convention alliant un forfait annuel en jours et un forfait mensuel en heures…

Rédigé par Pierre-Jean FABAS

Formateur expert en matières sociales au sein d'un centre de formation pour adultes

Auteur de plusieurs ouvrages traitant du social et de la paie.
Dirigeant de société pendant 10 ans, passionné par le métier de formateur et le secteur de la paye.

Bibliographie

  • Livre « Abécédaire social et paye 2008 » (éditions Publibook)
  • Livre « Abécédaire social et paye 2010 » (éditions INDICATOR)
  • Livre « Abécédaire social et paye 2011 » (éditions INDICATOR)
  • Livre « Nul n’est censé ignorer les lois en paye » (éditions ÉDILIVRE)
3 min de lecture

Présentation de l’affaire

Un salarié est engagé le 17 décembre 2010 en qualité de responsable ressources humaines, statut cadre de la convention collective nationale de commerces de gros du 23 juin 1970.

Le 1er janvier 2011, une convention forfait annuel en jours est conclue pour une valeur de 215 jours/an, avec attribution de JRTT (Jours de Réduction du Temps de Travail).

Par un avenant « de régularisation » du 1er juin 2012, l’employeur indique que le salarié relève d’un « forfait annuel correspondant à 215 jours de travail (...) et 182 heures mensuelles ». 

Le salarié saisit la juridiction prud'homale, le 18 juin 2014, d'une demande de résiliation judiciaire de son contrat de travail, demandant à ce que cette résiliation judiciaire produise les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Il est finalement licencié par lettre du 27 juin 2014. 

Arrêt de la cour d’appel

Par arrêt du 15 mai 2018, la cour d'appel de Colmar donne raison au salarié, mais l’employeur décide de se pourvoir en cassation.

Arrêt de la Cour de cassation 

La Cour de cassation confirme l’arrêt de la cour d’appel, ayant constaté :

  1. Que le contrat de travail prévoyait l'application « d'un forfait annuel correspondant à 215 jours de travail (journée de solidarité incluse) et 182 heures mensuelles » ;
  2. Et que la cour d'appel en a exactement déduit, que le salarié n'avait pas été valablement soumis à une convention de forfait en jours. 

Extrait de l’arrêt :

Mais attendu qu'ayant constaté que le contrat de travail prévoyait l'application « d'un forfait annuel correspondant à 215 jours de travail (journée de solidarité incluse) et 182 heures mensuelles », la cour d'appel en a exactement déduit, sans avoir à procéder ni à la recherche invoquée par la première branche, que cette constatation rendait inopérante, ni à celle invoquée par la seconde branche, qui ne lui était pas demandée, que le salarié n'avait pas été valablement soumis à une convention de forfait en jours ; que le moyen n'est pas fondé ; (…)

PAR CES MOTIFS, la Cour :
REJETTE le pourvoi  

Références




Cour de cassation chambre sociale Audience publique du mercredi 18 mars 2020
N° de pourvoi: 18-20098 Non publié au bulletin

📩 Chaque semaine les actualités RH

Accéder à la veille professionnelle illimitée

à partir de
20 € HT / mois
engagement annuel
  • Résumés IA & assistant pour poser vos questions
  • Brèves & actualités sociales, RH & paie débloquées
  • Fiches pratiques, jurisprudences, modèles & outils en lien
  • Alertes mise à jour & téléchargement PDF illimité
  • Newsletters hebdomadaires & webinaires

Besoin d'un conseil sur nos offres ?

Notre équipe vous accompagne

Auteur :