Modifications du contrat de travail

Modification du contrat ou changement des conditions de travail ?

Tout dépend de l'élément concerné. La modification d'un élément essentiel du contrat (rémunération, qualification, durée du travail stipulée au contrat…) nécessite l'accord du salarié. En cas de refus, l'employeur doit soit renoncer à la modification, soit engager une procédure de licenciement (préavis et, le cas échéant, indemnités).

À l'inverse, un simple changement des conditions de travail, décidé dans le cadre du pouvoir de direction de l'employeur, peut être imposé au salarié. Son refus ne rompt pas le contrat à lui seul, mais constitue une faute professionnelle qui peut être sanctionnée, au besoin par un licenciement. Une modification jugée substantielle relève, elle, du régime de la modification du contrat et suppose donc l'accord du salarié.

Nos modèles de lettre de modification du contrat de travail

Rémunération et poste

Le salarié peut prendre l'initiative avec une demande d'augmentation de salaire ou une demande de changement de poste. De son côté, l'employeur formalise sa proposition avec une lettre de modification du contrat de travail, à laquelle le salarié peut répondre par une lettre d'acceptation de poste.

Temps de travail

Pour aménager la durée du travail, utilisez la demande de passage à temps partiel du salarié, le refus de l'employeur de passage à temps partiel ou la proposition de passage à temps plein par l'employeur.

Lieu de travail et mutation géographique

Plusieurs situations sont couvertes : le cas particulier du changement de lieu de travail d'un salarié protégé, la demande de mutation géographique par le salarié et la réponse de l'employeur à cette demande. En l'absence de clause de mobilité, l'employeur peut recourir à la proposition de mutation avec changement de lieu de résidence.

Changement de fonctions

Enfin, l'employeur peut proposer une modification des fonctions selon le motif : la modification des fonctions pour motif économique (le salarié dispose d'un mois pour répondre, 15 jours en cas de redressement ou liquidation judiciaires) ou la modification des fonctions pour motif personnel, qui doit être fondée et non abusive.