L'intelligence artificielle s'est imposée dans les pratiques RH : tri automatisé des CV, matching, chatbots de présélection, analyse vidéo d'entretien…
Mais à partir du 2 août 2026, ces outils entreront dans un cadre juridique européen particulièrement strict.
Le Règlement européen sur l'IA (IA Act) classe en effet la quasi‑totalité des solutions utilisées en recrutement dans la catégorie systèmes à haut risque.
Ce changement n'interdit pas l'IA en ressources humaines, mais il transforme profondément les obligations des recruteurs.
L'IA Act distingue 4 niveaux de risque : inacceptable, haut, limité et minimal. Le recrutement tombe directement dans la deuxième catégorie.
La raison est simple : l'accès à l'emploi est un droit fondamental. Toute technologie susceptible d'influencer une décision d'embauche est donc présumée sensible.
Sont notamment concernés :
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les ATS intégrant un scoring automatique,
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les outils de matching algorithmique,
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les chatbots qui filtrent les candidats,
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les solutions d'analyse vidéo ou comportementale,
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le ciblage publicitaire RH basé sur des profils prédictifs,
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les tests de personnalité ou de compétences générés par IA.
Dès qu'un outil contribue à analyser, classer, filtrer ou évaluer un