Comment traiter fiscalement et socialement les indemnités en cas de départ à la retraite en 2020 ?
Rédigé par Pierre-Jean FABAS
Formateur expert en matières sociales au sein d'un centre de formation pour adultes
Auteur de plusieurs ouvrages traitant du social et de la paie.
Dirigeant de société pendant 10 ans, passionné par le métier de formateur et le secteur de la paye.
Bibliographie
- Livre « Abécédaire social et paye 2008 » (éditions Publibook)
- Livre « Abécédaire social et paye 2010 » (éditions INDICATOR)
- Livre « Abécédaire social et paye 2011 » (éditions INDICATOR)
- Livre « Nul n’est censé ignorer les lois en paye » (éditions ÉDILIVRE)
Exemple 1 : départ volontaire (hors PSE)
Présentation du contexte
- Salarié entré le 1er mars 1996 ;
- Il annonce son intention de quitter l’entreprise le 20 novembre 2020, demandant à cette occasion d’être dispensé de préavis, ce que son employeur accepte.
- Son salaire de référence est égal à 2.800 € ;
- Il perçoit une indemnité de 8.000 €
- L’indemnité conventionnelle est supposée égale à l’indemnité légale ;
- Les salaires versés sur N-1 sont supposé être de 20.000 €
Calcul indemnité légale
Le salarié justifie d’une ancienneté comprise entre 20 et 30 ans et bénéficie à ce titre d’une indemnité légale équivalent à 1 mois ½ de salaire.
Son salaire de référence est égal à 2.800 €, son indemnité est de 4.200 € (2.800 * 1 ½).

Traitement fiscal et social

Exemple 2 : départ volontaire (dans le cadre d’un PSE)
Présentation du contexte
- Salarié entré le 1er mars 1996 ;
- Il annonce son intention de quitter l’entreprise le 20 novembre 2020, demandant à cette occasion d’être dispensé de préavis, ce que son employeur accepte.
- Son salaire de référence est égal à 2.800 € ;
- Il perçoit une indemnité de 85.000 €
- L’indemnité conventionnelle est supposée égale à l’indemnité légale ;
- Les salaires versés sur N-1 sont supposé être de 20.000 €
Calcul indemnité légale
Le salarié justifie d’une ancienneté comprise entre 20 et 30 ans et bénéficie à ce titre d’une indemnité légale équivalent à 1 mois ½ de salaire.
Son salaire de référence est égal à 2.800 €, son indemnité est de 4.200 € (2.800 * 1 ½).

Traitement fiscal et social

Exemple 3 : mise à la retraite (hors PSE)
Présentation du contexte
- Un salarié non cadre, est mis à la retraite par son employeur, et quitte l’entreprise le 20 janvier 2020 ;
- Il est entré dans l’entreprise le 20 février 2003 ;
- Sa mise à la retraite lui a été notifiée le 21 novembre 2019 ;
- Le salaire de référence est supposé chiffré à 2.000 €/mois ;
- L’indemnité conventionnelle est supposée égale à 12.000 € ;
- Le salarié perçoit une indemnité de 50.000 € ;
- Les salaires versés sur N-1 sont supposé être de 20.000 €
Ouverture droit à l’indemnité
Le salarié justifie d’une ancienneté de 16 ans 9 mois et 2 jours à la notification de sa mise à la retraite.
Chiffrage indemnité
Son ancienneté au terme du préavis étant de 16 ans et 11 mois, l’indemnité est alors chiffrée comme suit
- (Salaire de référence * 10 ans* ¼) + (salaire de référence*1/3*6 ans) + (salaire de référence*1/3* (11/12) ;
- Soit (2.000 € ** 10 ans* ¼) + (2.000 €*6 ans*1/3) + (2.000 €*1/3* (11/12) = 5.000 €+ 4.000 €+ 611,11 €= 9.611,11 €.

Traitement fiscal et social

Exemple 4 : mise à la retraite (hors PSE)
Présentation du contexte
- Un salarié non cadre, est mis à la retraite par son employeur, et quitte l’entreprise le 20 janvier 2020 ;
- Il est entré dans l’entreprise le 20 février 2003 ;
- Sa mise à la retraite lui a été notifiée le 21 novembre 2019 ;
- Le salaire de référence est supposé chiffré à 2.000 €/mois. ;
- Périodes non assimilées à du temps de travail effectif : 10 mois et 12 jours.
- L’indemnité conventionnelle est supposée égale à 12.000 € ;
- Le salarié perçoit une indemnité de 90.000 € ;
- Les salaires versés sur N-1 sont supposé être de 50.000 €
Ouverture droit à l’indemnité
Le salarié justifie d’une ancienneté de 16 ans 9 mois et 3 jours à la notification de sa mise à la retraite.
À cette ancienneté, il convient de soustraire 10 mois et 12 jours de périodes non assimilées à du temps de travail effectif.
Son ancienneté « nette » devient alors : 15 ans et 10 mois, permettant l’ouverture du droit à l’indemnité de mise à la retraite.
Chiffrage indemnité
Son ancienneté au terme du préavis étant de 16 ans (déduction faite des périodes non assimilées à du temps de travail effectif, l’indemnité est alors chiffrée comme suit
- (Salaire de référence * 10 ans* ¼) + (salaire de référence*6 ans*1/3);
- Soit (2.000 € ** 10 ans* ¼) + (2.000 €*6 ans*1/3) = 5.000 €+ 4.000 €= 9.000 €.

Traitement fiscal et social
