Comment chiffrer les conséquences financières d'une prise d'acte qui produit les effets d'un licenciement abusif en 2021 ?
Rédigé par Pierre-Jean FABAS
Formateur expert en matières sociales au sein d'un centre de formation pour adultes
Auteur de plusieurs ouvrages traitant du social et de la paie.
Dirigeant de société pendant 10 ans, passionné par le métier de formateur et le secteur de la paye.
Bibliographie
- Livre « Abécédaire social et paye 2008 » (éditions Publibook)
- Livre « Abécédaire social et paye 2010 » (éditions INDICATOR)
- Livre « Abécédaire social et paye 2011 » (éditions INDICATOR)
- Livre « Nul n’est censé ignorer les lois en paye » (éditions ÉDILIVRE)
Présentation du contexte
Supposons la situation suivante
- Le salarié est entré dans l’entreprise le 15/01/2008 ;
- Il prend acte de la rupture de son contrat de travail le 10/09/2021 ;
- La prise d’acte produit les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse ;
- L’entreprise compte 19 salariés ;
- Compte tenu de son ancienneté, le salarié peut prétendre à un préavis de 3 mois en cas de licenciement ;
- Le salaire de référence est estimé à 2.000 € (méthode des 3 ou 12 mois).
Conséquence 1 : indemnité de licenciement
Le salarié peut prétendre au paiement d’une indemnité de licenciement, que notre outil vous propose dans sa détermination légale (il conviendra de chiffrer également l’indemnité de licenciement conventionnelle, en retenant la plus favorable).

Conséquence 2 : indemnité compensatrice de préavis + ICCP
Le salarié peut également prétendre au paiement d’une indemnité compensatrice de préavis, identique à celle prévue en cas de licenciement.
Notre outil vous propose alors (chiffrage selon le salaire de référence retenu pour chiffrer l’indemnité de licenciement légale).
Compte tenu du fait que le salarié peut prétendre au paiement d’une indemnité compensatrice de préavis, une indemnité compensatrice de congés payés est également versée (elle est calculée au 1/10ème de l’indemnité compensatrice de préavis).
Conséquence 3 : application barème indemnité prud’homale
Compte tenu de l’ancienneté du salarié et de l’effectif de l’entreprise, une indemnité d’une valeur minimale de 3 mois de salaire, dans la limite de 11 mois ½ est à prévoir.
Récapitulatif
En fonction de l’ancienneté du salarié et de l’effectif de l’entreprise, voici le chiffrage qui en résulte, récapitulant toutes les sommes dues en cas de prise d’acte produisant les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
