Par un arrêt du 20 mai 2026, la Cour de cassation précise la date à retenir pour calculer l'ancienneté lorsqu'une démission est requalifiée en prise d'acte produisant les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse. L'ancienneté doit être arrêtée à la date de notification de la démission et non à la date à laquelle le salarié souhaitait qu'elle produise ses effets. Une décision importante pour le calcul des indemnités de rupture en paie.
Les Jurisprudences
Les jurisprudences
présentées et analysées par nos experts
Lorsque la réintégration d’un salarié protégé est impossible, il peut prétendre à une indemnité d’éviction couvrant la période écoulée entre le licenciement et l’évènement qui fait obstacle à sa réintégration. Cette indemnité d’éviction ne peut faire l’objet d’aucune réduction. Elle doit inclure les congés payés, sauf pour les périodes où le salarié a travaillé pour un tiers.
Visite médicale de reprise : la convention collective plus favorable s’impose à l’employeur
Quelles que soient l’ancienneté du salarié et la taille de l’entreprise, l’indemnité pour licenciement irrégulier et l’indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ne se cumulent pas.
Dans un arrêt du 13 mai 2026, la Cour de cassation confirme que l’URSSAF peut directement notifier une mise en demeure lorsqu’elle conteste une correction opérée par un employeur dans une DSN antérieure. Elle n’a pas l’obligation de passer au préalable par la procédure de vérification des déclarations, remplacée depuis 2024 par la procédure de fiabilisation des données DSN.
Une démission peut être remise en cause plusieurs mois après sa notification lorsqu'un différend antérieur ou contemporain établit qu'à cette date la volonté de rompre n'était pas non équivoque.
Lorsqu’un journaliste professionnel obtient la résiliation judiciaire de son contrat de travail, la question du calcul de l’indemnité de licenciement peut rapidement devenir complexe. Entre compétence prud’homale et intervention de la commission arbitrale des journalistes, la Cour de cassation apporte une clarification importante.
Dans un arrêt du 19 mars 2026, la Cour de cassation rappelle que l'abondement patronal au PERCO ne peut être modulé selon l'âge des bénéficiaires sous peine de perdre ses avantages sociaux. Ce critère interdit remet en cause le caractère collectif du plan, entraînant la réintégration immédiate des sommes dans l'assiette des cotisations sociales.
L’absence d’entretien annuel sur la charge de travail d’un salarié titulaire d’un forfait-jours ne suffit pas, en l’absence de preuve dans ce sens, à caractériser un préjudice indemnisable.
Dans un arrêt du 15 avril 2026, la Cour de cassation rappelle que la durée de la prescription est déterminée par la nature de la créance. Les demandes de réparation liées à une insuffisance de cotisations de l'employeur au régime de retraite complémentaire relèvent de l'exécution du contrat de travail et sont donc soumises au délai de prescription de deux ans.
Il n’y a pas de violation au droit à la déconnexion du salarié dès lors que ce dernier prend spontanément la décision de se connecter en dehors de ses heures de travail
L’obligation de formation de l’employeur est strictement encadrée. Dans un arrêt du 9 avril 2026, la Cour de cassation rappelle qu’elle ne s’étend pas au financement d’une formation qualifiante visant un changement de métier.
Toutes les jurisprudences à ne pas manquer
| Métiers | Thématiques | Chambres | Date | Référence | Décision |
|---|
Les Jurisprudences sont réservées aux abonnés Légisocial.
Recevez l'Hebdomadaire des Jurisprudences
chaque vendredi dans votre boîte mail
Accès immédiat
aux contenus
Accès en ligne
et hors ligne
Résiliable
en 1 clic