Qu'est ce qu'une indemmnité de rupture ?
Une indemnité de rupture est une somme versée au salarié lors de la fin de son contrat de travail, en complément du dernier salaire et des indemnités légales comme l'indemnité compensatrice de congés payés. En fonction de la nature de la rupture (licenciement, rupture conventionnelle, départ à la retraite, etc.), des règles sociales et fiscales différentes s’appliquent.
Quelles sont les limites d'exonérations des indemnités de rupture en 2026 ?
Le principe de base : Qui est à l'initiative de la rupture ?
Le traitement social et fiscal d'une indemnité de rupture dépend de l'origine de la fin du contrat :
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Rupture à l'initiative du salarié : Lorsqu'un salarié quitte l'entreprise de son plein gré, par exemple dans le cadre d’un départ volontaire à la retraite (hors PSE), les indemnités versées sont, par principe, intégralement soumises aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu dès le premier euro.
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Rupture à l'initiative de l'employeur ou d'un commun accord : À l'inverse, lorsque la rupture est imposée par l'employeur (licenciement, mise à la retraite) ou négociée (rupture conventionnelle), les indemnités peuvent bénéficier d'exonérations sociales et fiscales. Ces avantages sont toutefois encadrés par des conditions strictes et des plafonds d'exonération indexés sur le PASS (48 060 € en 2026).
Indemnités de rupture 2026 : Principes généraux des règles d'exonération
Le tableau ci-dessous résume les limites d'exonération applicables à la majorité des ruptures (hors cas particuliers) :
| Nature de l'exonération | Plafond d'exonération 2026 | Limites 2026 |
|---|---|---|
| Impôt sur le Revenu | Le plus élevé entre :
| Les 2 et 3 sont plafonnés à 288 360 € (6 PASS) |
| Cotisations Sociales | Part exonérée de l’impôt sur le revenu Les indemnités de rupture sont soumises à CSG/CRDS, sans abattement d’assiette sur la partie excédant l’indemnité légale ou conventionnelle et en tout état de cause pour la part soumise à cotisations sociales. | Limite absolue de 96 120 € (2 PASS) |
| « Parachutes dorés » | Si le montant total des indemnités versées dépasse 10 PASS (480 600 € en 2026), l'indemnité est soumise aux cotisations sociales dès le 1er euro. | |
Des règles particulières en fonction du motif de rupture
Indemnité de départ à la retraite (dans le cadre d’un plan de sauvegarde pour l’emploi)
Dans le cadre d'un Plan de Sauvegarde pour l'Emploi (PSE), le régime est particulièrement incitatif pour accompagner le départ du salarié :
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Impôt sur le revenu : Exonération totale sans application de plafond
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Cotisations sociales : Alignement sur le régime général d'exonération avec une limite fixée à 96 120 € (2 PASS).
Indemnité de licenciement (dans le cadre d’un Plan de Sauvegarde pour l'Emploi - PSE)
Le régime applicable en cas de licenciement dans le cadre d'un PSE est plus avantageux pour le salarié. Ainsi, il n'existe aucun plafond fiscal. L'indemnité est intégralement exonérée d'impôt sur le revenu, quel que soit le montant versé.
Mise à la retraite (Initiative de l'employeur)
Le régime est proche du licenciement, mais le plafond d'exonération fiscale est fixé à 5 PASS, soit 240 300 € en 2026. Une contribution patronale spécifique de 40 % (augmentation au 1er janvier 2026) est due par l'employeur sur la fraction exonérée de cotisations de sécurité sociale.
Rupture conventionnelle individuelle
Le régime fiscal de la rupture conventionnelle dépend de la situation du salarié au regard de la retraite, tandis que le régime social est unifié.
Impôt sur le revenu :
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Si le salarié peut faire valoir ses droits à la retraite : Aucune exonération possible. L'indemnité est imposable dès le 1er euro.
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Si le salarié ne peut pas liquider sa retraite : L'indemnité est exonérée selon les limites du régime général.
Cotisations de Sécurité Sociale : Quelle que soit la situation du salarié, l'indemnité est exonérée de cotisations dans la limite du montant le plus élevé entre :
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L'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement.
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50 % de l'indemnité versée.
-
2 fois la rémunération annuelle brute de l'année précédente.
Le tout est impérativement plafonné à 2 PASS, soit 96 120 € en 2026.
Contribution patronale spécifique : Une contribution spécifique de 40 % (augmentation au 1er janvier 2026) est due par l'employeur sur la fraction de l'indemnité exonérée de cotisations de sécurité sociale.
Rupture conventionnelle collective
La rupture conventionnelle collective suit une logique de faveur identique à celle du PSE :
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Impôt sur le revenu : Exonération totale et sans plafond. L'indemnité n'est pas soumise à l'impôt sur le revenu, quel que soit son montant.
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Cotisations sociales : Aucun changement par rapport au régime général. L'exonération est maintenue dans la limite de 2 PASS, soit 96 120 €.
Mandataires et dirigeants de sociétés
Le régime des dirigeants est beaucoup plus restrictif que celui des salariés, notamment en cas de cessation forcée des fonctions.
Personnes concernées : Dirigeants de fait ou de droit
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Dirigeants de SA (Président, DG, membres du directoire).
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Gérants minoritaires de SARL.
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Dirigeants soumis au régime fiscal des salariés dans les entreprises passibles de l'IS.
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Tout salarié dont la rémunération excède celle des dirigeants.
Plafonds spécifiques 2026 : En cas de cessation forcée du mandat social ou des fonctions de direction, les limites sont les suivantes :
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Plafond fiscal : L'exonération d'impôt sur le revenu est abaissée à 3 PASS, soit 144 180 € (au lieu de 6 PASS pour les salariés).
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Régime des parachutes dorés : Le seuil déclenchant l'assujettissement social intégral dès le premier euro est abaissé à 5 PASS, soit 240 300 € (au lieu de 10 PASS). Si l'indemnité dépasse ce montant, aucune exonération de cotisations ne s'applique.
Règle de cumul : En cas de cumul d'un mandat social et d'un contrat de travail, ce sont ces plafonds spécifiques (les plus restrictifs) qui doivent être retenus pour l'ensemble des indemnités versées, et non ceux en vigueur pour les salariés "classiques".
Questions fréquentes
Qui peut bénéficier d'une indemnité de rupture ?
Quelles sont les règles d'assujettissement des indemnités de rupture ?
Quel est le plafond d’exonération fiscale applicable aux indemnités de départ ?
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Régime social et fiscal des indemnités de rupture 2025
Retrouvez les règles d'assujetissement social et fiscal applicables en 2025.
| Nature de l'exonération | Plafond d'exonération 2025 | Limites 2025 |
|---|---|---|
| Impôt sur le Revenu | Le plus élevé entre :
| Les 2 et 3 sont plafonnés à 282 600 € (6 PASS) |
| Cotisations Sociales | Part exonérée de l’impôt sur le revenu Les indemnités de rupture sont soumises à CSG/CRDS, sans abattement d’assiette sur la partie excédant l’indemnité légale ou conventionnelle et en tout état de cause pour la part soumise à cotisations sociales. | Limite absolue de 94 200 € (2 PASS) |
| « Parachutes dorés » | Si le montant total des indemnités versées dépasse 10 PASS (471 000 € en 2026), l'indemnité est soumise aux cotisations sociales dès le 1er euro. | |
Régime social et fiscal des indemnités de rupture 2024
Retrouvez les règles d'assujetissement social et fiscal applicables en 2024.
| Nature de l'exonération | Plafond d'exonération 2024 | Limites 2024 |
|---|---|---|
| Impôt sur le Revenu | Le plus élevé entre :
| Les 2 et 3 sont plafonnés à 278 208 € (6 PASS) |
| Cotisations Sociales | Part exonérée de l’impôt sur le revenu Les indemnités de rupture sont soumises à CSG/CRDS, sans abattement d’assiette sur la partie excédant l’indemnité légale ou conventionnelle et en tout état de cause pour la part soumise à cotisations sociales. | Limite absolue de 92 736 € (2 PASS) |
| « Parachutes dorés » | Si le montant total des indemnités versées dépasse 10 PASS (463 680 € en 2026), l'indemnité est soumise aux cotisations sociales dès le 1er euro. | |
Régime social et fiscal des indemnités de rupture 2023
Retrouvez les règles d'assujetissement social et fiscal applicables en 2023
| Nature de l'exonération | Plafond d'exonération 2023 | Limites 2023 |
|---|---|---|
| Impôt sur le Revenu | Le plus élevé entre :
| Les 2 et 3 sont plafonnés à 263 952 € (6 PASS) |
| Cotisations Sociales | Part exonérée de l’impôt sur le revenu Les indemnités de rupture sont soumises à CSG/CRDS, sans abattement d’assiette sur la partie excédant l’indemnité légale ou conventionnelle et en tout état de cause pour la part soumise à cotisations sociales. | Limite absolue de 87 984 € (2 PASS) |
| « Parachutes dorés » | Si le montant total des indemnités versées dépasse 10 PASS (439 920 € en 2026), l'indemnité est soumise aux cotisations sociales dès le 1er euro. | |