Le risque routier professionnel dans le BTP

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Une enquête MMA-IFOP révèle que dans le BTP, plus de la moitié des dirigeants mentionnent le risque routier dans leur DUERP.

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Inscription du routier dans le DUERP

Plus de la moitié des dirigeants (58 %) dans le secteur du BTP ont mentionné les risques routiers dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) de l’entreprise (contre 44 % pour l’ensemble des dirigeants).

Un chiffre qui place à nouveau le BTP parmi les secteurs les plus assidus sur ce sujet, juste après le commerce (59 %) et devant les services (35 %) et l’industrie (33 %).

Ces résultats, issus de la huitième édition de l’étude IFOP sur le risque routier professionnel pour l’assureur MMA, publiés à l'occasion des Journées de la sécurité routière au travail, révèlent également que 38 % des dirigeants du BTP (contre 18 % pour l’ensemble des dirigeants) ont mis en place des actions de prévention du risque routier à l’attention des salariés (chiffre le plus élevé comparé aux autres secteurs).

Consignes délivrées pour les trajets professionnels

36 % des dirigeants du BTP formulent des consignes relatives à une diminution des trajets professionnels en voiture ou en deux roues motorisés (contre 23 % pour l’ensemble des dirigeants). 16 % d’entre eux ont planifié des actions de sensibilisation au risque routier pour 2022 (6 % pour l’ensemble).

83 % des dirigeants du BTP ont le sentiment d’être suffisamment informés sur les enjeux relatifs au risque routier en entreprise (59 % pour l’ensemble des dirigeants). Pour autant, ils sont peu nombreux (13 %) à penser que le risque routier professionnel est la première cause d’accidents mortels au travail (17 % pour l’ensemble des dirigeants).

Utilisation du téléphone au volant

Du côté des actifs interrogés, 57 % des répondants qui travaillent dans le BTP réalisent des déplacements professionnels (42 % pour l’ensemble des actifs) et 85 % utilisent un véhicule pour leurs trajets professionnels au moins une fois par semaine (81 % pour l’ensemble des actifs).

Quant aux comportements à risque, ils sont reconnus par une partie d’entre eux. Un tiers (comme l’ensemble des actifs) ne respectent pas les limitations de vitesse et 22 % utilisent leur téléphone mobile en conduisant (24 % pour l’ensemble des actifs).

Plus de la moitié (53 %) ont répondu avoir manqué de peu d’avoir un accident ces cinq dernières années (49 % pour l’ensemble des actifs), la moitié ont reçu une amende (42 % pour l’ensemble) et 44 % ont perdu des points sur leur permis (36 % pour l’ensemble).

Leurs attentes à l’égard de leur entreprise en matière de déplacements professionnels ou de prévention des risques routiers portent sur l’organisation d’une journée Sécurité routière (41 %, contre 31 % de l’ensemble des actifs) ainsi que sur la réduction du nombre de déplacements professionnels (36 %, contre 22 % pour l’ensemble).

Tous secteurs confondus, de nombreux enjeux de sécurité routière sont perçus comme prioritaires. Du côté des dirigeants, le premier sujet est celui de l'alcool au volant (66 %), suivi de la consommation de stupéfiants (46 %) et des distracteurs (46 %). Pour les salariés, la lutte contre l'alcool au volant est aussi identifiée comme un enjeu prioritaire pour le prochain gouvernement (34 %), tout comme la lutte contre les distracteurs (32 %).

Référence

Communiqué OPPBTP du 19 mai 2022.