Faire évoluer sa situation professionnelle à l’aide d’un CIF

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Une récente étude du CREDOC à la demande du FONGECIF d’Île-de-France de septembre 2014, consacrée à l’impact du CIF sur le parcours professionnel des franciliens, a retenu notre attention. Même ...

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Une récente étude du CREDOC à la demande du FONGECIF d’Île-de-France de septembre 2014, consacrée à l’impact du CIF sur le parcours professionnel des franciliens, a retenu notre attention.

Même si tous nos lecteurs ne se situent pas en Île-de-France, cette étude a le mérite d’apporter un certain éclairage sur le devenir des salariés en entreprise, après avoir suivi une formation dans le cadre d’un CIF. 

Déroulement de l’étude

L’étude s’est déroulée de mars à juin 2014 et a été réalisée auprès de plus de 4.000 salariés ayant bénéficié d’un CIF dans le cadre d’un CDI et sortis de formation en 2012. 

Le profil des bénéficiaires

Majoritairement, les bénéficiaires sont des hommes, âgés de 36 ans en moyenne, et essentiellement des employés.

Au moment où l’enquête a été réalisée, 8 bénéficiaires sur 10 sont en emploi et 1 sur 10 est en recherche d’emploi. 

Extrait de l’enquête :

Le profil des bénéficiaires

Les bénéficiaires sortant d’un CIF en 2012 sont majoritairement des hommes, âgés de 36 ans en moyenne). Ce sont essentiellement des employés. Par rapport à 2008, le public est un peu plus masculin, plus âgé et moins souvent composé de cadres ou d’agents de maîtrise.

Au moment de l’enquête, huit bénéficiaires sur dix sont en emploi, et un sur dix est en recherche d’emploi.

Situation des bénéficiaires

  • 37% travaillent dans une autre entreprise (ils étaient 44% lors de l’enquête de 2009) ;
  • 41% ont un métier différent (ils étaient 57% en 2009) ;
  • 44% déclarent avoir un métier en rapport avec la formation suivie (ils étaient 62% à déclarer cela lors de l’enquête réalisée en 2009) ;
  • 40% des bénéficiaires en emploi, déclarent avoir bénéficié d’une augmentation de salaire (ils étaient 45% lors de l’enquête de 2009) ;
  • 52% indiquent que leur temps de travail est identique (ce pourcentage était de 61% lors de l’enquête réalisée en 2009) ;
  • 37% confirment avoir plus de responsabilités depuis la formation. 

Type de formations suivies

Parmi les formations les plus financées, 3 se distinguent plus particulièrement

  • La formation d’aide-soignant(e) ;
  • La formation d’enseignant de la conduite automobile et de la sécurité routière ;
  • Et la formation délivrant le CAP petite enfance. 

Extrait de l’enquête :

Les formations financées sont variées. Les trois formations les plus financées (regroupant au moins 4% des bénéficiaires) sont le titre professionnel de conducteur du transport routier de marchandises, le CAP petite enfance et le Diplôme d’études en langue française (DELF). Le profil des bénéficiaires des formations est fortement corrélé avec leur secteur d’activité d’origine : le titre de transport est plus souvent demandé par les bénéficiaires travaillant dans les transports au moment de la demande de formation, le CAP petite enfance étant sollicité par ceux travaillant dans le secteur des services personnels.

  

La décision de suivre une formation

Une stratégie « offensive »

50% des bénéficiaires ont adopté une stratégie « offensive », c'est-à-dire qu’ils ont choisi de suivre une formation alors que leur poste n’était pas en danger, dans le but de se réorienter ou de changer de métier par exemple.

L’enquête constate que ce sont le plus souvent de jeunes bénéficiaires ayant une faible ancienneté dans la vie active. 

Une stratégie « défensive »

25% des bénéficiaires ont suivi une stratégie « défensive », répondant à une situation difficile au sein de l’entreprise (notamment le risque de licenciement).

Les personnes concernées sont âgées de plus de 40 ans et ont une ancienneté de 10 ans ou plus.

Pour changer de métier

2/3 des bénéficiaires suivent une formation, car ils souhaitent changer de profession ou d’activité.

Parmi les autres raisons évoquées :

  • Obtenir plus de responsabilités ;
  • Bénéficier d’un salaire plus important ;
  • Faire reconnaître son expérience ;
  • Un besoin de formation pour exercer sa profession. 

Extrait de l’enquête :

La moitié des bénéficiaires ont adopté une stratégie « offensive », c'est-à-dire qu’ils ont choisi de suivre une formation alors que leur poste n’était pas en danger, dans le but de se réorienter ou de changer de métier par exemple. Il s’agit le plus souvent de jeunes bénéficiaires ayant une faible ancienneté dans la vie active.

A l’opposé, un quart des bénéficiaires ont suivi une stratégie défensive, en réponse à une situation difficile dans l’entreprise (risque de licenciement notamment). Les bénéficiaires âgés de plus de 40 ans et ayant une ancienneté de 10 ans ou plus sont plus souvent concernés par ce type de stratégie.

D’un point de vue personnel, les deux tiers des bénéficiaires ont suivi une formation car ils souhaitaient changer de profession ou d’activité. Les autres raisons mentionnées sont le souhait d’obtenir plus de responsabilités, un salaire plus important ou de faire reconnaître son expérience, ou encore le sentiment d’avoir besoin d’une formation pour exercer sa profession.

  

90% réussissent leur formation

L’enquête menée par le CRÉDOC indique que : 

  • 77% obtiennent un diplôme ou une attestation à l’issue de leur formation ;
  • Et 13% suivent la formation qui ne donnent pas lieu à certification ou diplôme, jusqu’à son terme. 

Référence

Enquête quantitative auprès des sortants de CIF en 2012 Rapport final

Etude réalisée à la demande du FONGECIF Île-de-France par le CREDOC