Cet article a été publié il y a 1 an, il est donc possible qu'il ne soit plus à jour.

  • Actualité
  • Droit du travail
  • Contrat de travail

Requalification en CDI de droit commun du contrat à temps partagé qui ne respecte pas les dispositions légales

3 min de lecture

Le contrat à temps partagé qui ne respecte pas les dispositions légales doit être requalifié en CDI de droit commun.

En bref - Résumé IA
🔒 Réservé aux abonnés

Le recours au travail à temps partagé a pour objet la mise à disposition d'un salarié par une entreprise de travail à temps partagé au bénéfice d'un client utilisateur pour l'exécution d'une mission.

Chaque mission donne lieu à la conclusion :

  • D'un contrat de mise à disposition entre l'entreprise de travail à temps partagé et le client utilisateur dit « entreprise utilisatrice » ;
  • D'un contrat de travail, dit « contrat de travail à temps partagé », entre le salarié et son employeur, l'entreprise de travail à temps partagé.

Article L 1252-1 du code du travail

Est un entrepreneur de travail à temps partagé toute personne physique ou morale dont l'activité exclusive est de mettre à disposition d'entreprises utilisatrices du personnel qualifié qu'elles ne peuvent recruter elles-mêmes en raison de leur taille ou de leurs moyens.

Les salariés mis à disposition le sont pour des missions qui peuvent être à temps plein ou à temps partiel.

Article L 1252-2 du code du travail

La Cour de cassation déduit de ces dispositions que l'entreprise de travail à temps partagé qui ne respecte pas les dispositions de l'article L 1252-2 du code du travail se place hors du champ d'application du travail à temps partagé et se trouve liée au salarié par un contrat de droit commun à durée indéterminée.

En l'espèce, les juges du fond avaient relevé qu'il n'était démontré ni par l'entreprise de travail à temps partagé ni par l'entreprise utilisatrice que la taille de cette dernière ne lui permettait pas de recruter une comptable, ni que des difficultés de recrutement à ce type de poste étaient récurrentes et affectaient les sociétés de la taille de l'entreprise utilisatrice.

La condition de recours au contrat de travail à temps partagé consistant dans l'impossibilité pour l'entreprise utilisatrice, en raison de sa taille ou de ses moyens, de recruter elle-même un salarié pour pourvoir un emploi qualifié, n'était donc pas satisfaite. Et le contrat de travail à temps partagé, étant illicite pour non-respect de son cadre légal, devait être requalifié en contrat de travail à durée indéterminée de droit commun.

Cass. soc., 15 janvier 2025, n° 23-15.239

Accéder à la veille professionnelle illimitée

à partir de
20 € HT / mois
engagement annuel
  • Résumés IA & assistant pour poser vos questions
  • Brèves & actualités sociales, RH & paie débloquées
  • Fiches pratiques, jurisprudences, modèles & outils en lien
  • Alertes mise à jour & téléchargement PDF illimité
  • Newsletters hebdomadaires & webinaires

Besoin d'un conseil sur nos offres ?

Notre équipe vous accompagne

En lien avec cette actualité

Requalification en CDI de droit commun du contrat à temps partagé qui ne respecte pas les dispositions légales

Actualité
Droit du travail

Contrats saisonniers : la reconduction ne conduit pas automatiquement à la requalification en CDI

Actualité
Droit du travail

Contrat de travail à temps partiel : attention à ne pas faire travailler le salarié au-delà de la durée légale hebdomadaire !

Actualité
Droit du travail

Le sort d’un contrat à temps partiel ne mentionnant pas les modalités de communication des horaires

Actualité
Paie

Pas de travail à l’expiration du CDD requalifié en CDI : la rupture s’analyse en licenciement nul

Jurisprudence
Paie

CDD temps partiel requalifié en CDI : pas de remboursement de frais liés à une notion d’heures travaillées

Jurisprudence
Paie

Modèles en lien

Auteur :