Coronavirus : interdiction de rompre la période d’essai pendant le confinement

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Compte tenu de la situation économique actuelle liée à l’épidémie, les ruptures de période d’essai se multiplient. Attention, ce procédé est totalement illégal !

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​Motif légitime de rupture de période d’essai

L’employeur n’est pas tenu de préciser les raisons qui le conduisent à mettre fin à la période d'essai. Il peut, dès lors, rompre la période d’essai sans invoquer aucun motif.

Il doit toutefois pouvoir justifier que la motivation de la rupture est liée à la personne du salarié et à son défaut de compétence et qu'elle n'est pas discriminatoire.

La rupture de la période d’essai doit obligatoirement être en rapport avec l'appréciation des qualités professionnelles. A défaut, elle sera considérée comme abusive.

​Rupture de la période d’essai pendant le confinement

Il est donc interdit de rompre la période d’essai en raison du confinement lié à l’épidémie de Coronavirus.

Si l’entreprise entend mettre fin à la période d’essai compte tenu des difficultés économiques engendrées par l’épidémie, il convient d’engager une procédure de licenciement pour motif économique.

Le salarié en période d’essai peut également être placé en activité partielle, au même titre que n’importe quel salarié.

L’activité partielle totale entraine la suspension du contrat de travail et prolonge l’essai d’une durée équivalente. La durée de la prolongation doit correspondre exactement à la durée de l’absence, au jour près. Le décompte se fait en jours calendaires.

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