Indemnités de rupture conventionnelle et de mise à la retraite : hausse de la contribution patronale

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Rupture conventionnelle

À compter du 1er janvier 2026, le coût social des ruptures conventionnelles et des mises à la retraite est alourdi.

Indemnités de rupture conventionnelle et de mise à la retraite : hausse de la contribution patronale
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Rappel du régime social des indemnités de rupture

Les indemnités versées à l’occasion de la rupture du contrat de travail bénéficient d’un régime social spécifique, distinct selon la nature de la rupture. En dehors des indemnités de licenciement (soumis à des règles particulières), certaines ruptures donnent lieu au paiement d’une contribution patronale dédiée.

C’est le cas :

  • de l’indemnité de rupture conventionnelle individuelle,
  • de l’indemnité de mise à la retraite versée à l’initiative de l’employeur.

Ces indemnités, bien que partiellement exonérées de cotisations sociales de sécurité sociale dans certaines limites, supportent une contribution patronale spécifique, destinée à compenser leur traitement social favorable.

Contribution patronale sur l’indemnité de rupture conventionnelle

Principe en vigueur jusqu’au 31 décembre 2025

Jusqu’au 31 décembre 2025, l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle est assujettie à une contribution patronale exclusive de 30 %, dès lors qu’elle est exonérée de cotisations de sécurité sociale.

Cette contribution est due sur la fraction de l’indemnité exonérée, sans plafond et elle est recouvrée par l’Urssaf selon les règles de droit commun.

Nouveau taux applicable à compter du 1er janvier 2026

Pour les ruptures conventionnelles dont la date de rupture du contrat intervient à compter du 1er janvier 2026, le taux de cette contribution patronale est porté de 30 % à 40 %.

Ce relèvement s’applique :

  • quelle que soit la date de signature de la convention de rupture,
  • dès lors que la date effective de rupture du contrat est postérieure ou égale au 1er janvier 2026.

Contribution patronale sur l’indemnité de mise à la retraite

Régime social de la mise à la retraite

Lorsque l’employeur prend l’initiative de la mise à la retraite d’un salarié remplissant les conditions d’âge, l’indemnité versée bénéficie également d’un régime social dérogatoire.

Cette indemnité est :

  • exonérée de cotisations de sécurité sociale dans certaines limites,
  • mais assujettie à une contribution patronale spécifique.

Jusqu’à présent, cette contribution était alignée sur celle applicable aux ruptures conventionnelles, soit un taux de 30 %.

Alignement du taux en 2026

À compter du 1er janvier 2026, le taux de la contribution patronale due sur les indemnités de mise à la retraite est également porté à 40 %.

Là encore, la date déterminante est celle de la rupture effective du contrat de travail et non celle de la notification de la mise à la retraite.

Cette hausse concerne exclusivement les mises à la retraite à l’initiative de l’employeur. Les indemnités de départ volontaire à la retraite, à l’initiative du salarié, restent soumises au régime social classique, sans contribution patronale spécifique.

Impact financier pour l’employeur

Le relèvement de 30 % à 40 % représente un surcoût significatif pour l’employeur. À titre d’exemple, pour une indemnité exonérée de 20 000 €, la contribution patronale passe de 6 000 € à 8 000 €, soit une augmentation de 2 000 €.