Cet article a été publié il y a 13 ans, il est donc possible qu'il ne soit plus à jour.

  • Actualité
  • Indemnité de licenciement

Les « tweets » des salariés : objet d'un licenciement et de poursuites pénales ?

5 min de lecture

Nous vous avons informé des conséquences fâcheuses que peuvent engendrer certains propos de salariés sur les réseaux sociaux, c’est peut être bientôt au tour des « tweets » de salariés de faire ...

En bref - Résumé IA
🔒 Réservé aux abonnés

Nous vous avons informé des conséquences fâcheuses que peuvent engendrer certains propos de salariés sur les réseaux sociaux, c’est peut être bientôt au tour des « tweets » de salariés de faire l’objet de poursuites.

Le présent article se propose de vous informer à ce sujet. 

La définition d’un « tweet »

Le tweet est le nom que l’on donne aux messages envoyés via le réseau social « twitter ».

Littéralement, le mot « twitter » signifie « gazouiller » en parlant des oiseaux. 

On retiendra aussi l’expression anglaise « to twitter about something » signifiant « jacasser à propos de quelque chose ». 

L’affaire concernée

Le site « Laprovence.com » dans son information publiée le 4/01/2013, informe qu’une société de restauration rapide menace de poursuivre en justice un de ses salariés. 

Celui aurait tenu des propos, que l’employeur qualifie de « diffamatoires ».

Ce dernier envisage le licenciement du salarié ainsi que des poursuites pénales à son encontre. 

Extrait de la déclaration d’une porte-parole du groupe.

"A ce stade, ce que nous envisageons, ce sont des poursuites pénales à l'encontre de la personne qui se cache derrière le compte"

Affaire qui en rappelle d’autres …

La présente affaire n’est pas sans nous rappeler des précédentes affaires concernant les propos de salariés sur les réseaux sociaux.

Une salariée est licenciée pour ses propos sur un réseau social 

Dans cette affaire traitée par la Cour d’appel de Besançon, est concernée une salariée en contact avec son ancien directeur de magasin licencié pour faute grave.

La salariée n’hésite pas à écrire sur son « mur » des propos que nous pourrions qualifier de « légers » pour le moins.

En effet, elle s’en prend directement à son entreprise, estimant qu’elle « mérite qu’on mette le feu à cette boîte de merde ».

Manque de chance pour la salariée, l’employeur a connaissance de ces propos et procède à son licenciement.

La Cour d’appel déboute la salariée de sa demande estimant que le réseau social concerné doit s’analyser comme un espace public.

Arrêt cour d’appel de Besançon 15 novembre 2011

Vous pouvez retrouver l’arrêt en détails en cliquant ici. 

Découvrir aussi

Ce que vous écrivez sur un réseau social…pourra être retenu contre vous (ou pas) !

Actualité

Deux arrêts récents de deux Cours d’appel apportent un éclairage important des propos tenus par des salariés sur un réseau social.    La première affaire   Dans cette affaire ...

Une promesse d’embauche rompue pour des propos critiques 

Un animateur radio est engagé sous contrat CDD d’usage, et a signé une promesse d’embauche rédigée par son employeur pour un CDD prévu pour la saison suivante.

Pendant la période des vacances, un autre animateur de la même station n’est pas reconduit dans sa mission. 

Les deux salariés échangent sur un réseau social des propos concernant leur employeur.

Ils qualifient ainsi la direction de «belles baltringues anti-professionnelles ». 

La promesse d’embauche est retirée par l’employeur, le salarié saisit la juridiction prud’homale.

Finalement, la cour d’appel donne raison au salarié. 

Arrêt cour d’appel de Douai 16 décembre 2011

Vous pouvez retrouver l’arrêt en détails en cliquant ici.  

Découvrir aussi

Ce que vous écrivez sur un réseau social…pourra être retenu contre vous (ou pas) !

Actualité

Deux arrêts récents de deux Cours d’appel apportent un éclairage important des propos tenus par des salariés sur un réseau social.    La première affaire   Dans cette affaire ...

Licenciement prononcé pour des propos dénigrants sur un réseau social 

Un salarié est engagé pour occuper les fonctions de chargé de clientèle dans un cabinet d’assurances.

Il est licencié pour avoir falsifié certains documents, mais saisit la juridiction prud’homale. 

Il écrit sur son profil du réseau social quelques propos concernant son ancien employeur assez peu élogieux. 

Finalement, le conseil de prud’hommes confirme le licenciement et condamne le salarié à des dommages et intérêts (15.800 €) en raison des propos tenus sur le réseau social.  

Jugement Conseil de Prud'hommes de Guingamp novembre 2011

Vous pouvez retrouver l’arrêt en détails en cliquant ici.  

Découvrir aussi

Diffamer sur un réseau social peut… coûter cher

Actualité

Une affaire jugée par un Conseil de prud’hommes indique en effet qu’un salarié devrait agir avec prudence avant de dénigrer son employeur sur le réseau social « Facebook ». Le Journal « Ouest ...

Références  

Informations site « Laprovence.com » Publié le vendredi 04 janvier 2013 à 11H47

Sources AFP

Accéder à la veille professionnelle illimitée

à partir de
20 € HT / mois
engagement annuel
  • Résumés IA & assistant pour poser vos questions
  • Brèves & actualités sociales, RH & paie débloquées
  • Fiches pratiques, jurisprudences, modèles & outils en lien
  • Alertes mise à jour & téléchargement PDF illimité
  • Newsletters hebdomadaires & webinaires

Besoin d'un conseil sur nos offres ?

Notre équipe vous accompagne

En lien avec cette actualité

Gérer les congés payés du salarié malade

Fiche pratique
Droit du travail

La prévention des risques liés aux circulations internes

Fiche pratique
RH

La prévention des risques routiers

Fiche pratique
RH

Le licenciement est sans cause si la salariée est relaxée au pénal pour les mêmes motifs

Jurisprudence
RH

Comment rédiger une délégation de pouvoirs ?

Fiche pratique
Direction

Les « tweets » des salariés : objet d’un licenciement et de poursuites pénales ?

Actualité

Modèles en lien

Auteur :